Train dreams dénote clairement parmi les productions Netflix. Pour faire simple, c'est clairement au-dessus des attendus. Le film est incroyablement fin. Très triste, sans être pathos. Très profond, sans être démonstratif. Et éminemment universel. Le sujet ? L'homme et son rapport à l'existence, de la naissance à la mort. Le tout illustré par le lien qu'il entretient avec la Nature, et par la manière dont il accueille les tragédies de sa vie. Vaste programme.
Une vie qui, ici, ne l'épargne d'ailleurs pas trop. Le rendu doit beaucoup à l'interprétation de Joel Edgerton, visiblement fortiche pour composer les introvertis impénétrables, tels qu'il les a déjà joués dans Master gardener. Mais la mise en scène participe tout autant en misant sur les ellipses, les silences et les non-dits. Le spectateur n'aura jamais tout à fait tous les tenants et aboutissants concernant les morts qui hantent le personnage, ou les relations parfois incomplètes qui constitueront sa vie. Le film se lit davantage entre, que sur les lignes. Le tout agrémenté d'une voix-off qui, par son ton et par son texte, n'est pas sans rappeler la narration de L'assassinat de Jesse James.
Si on ajoute à ça que le film visuellement est très beau, on peut dire que Train dreams est très réussi.