Ce film illustre parfaitement la perte totale de cohérence de la saga. Depuis le quatrième volet, de nombreuses années s’écoulent entre les films, et je trouve cela très dommage. Il n’y a plus de véritables suites : on ne sait pas ce qui s’est passé durant ces périodes, aucun lien clair n’est fait, et le spectateur est laissé sans repères. L’histoire avance par sauts temporels sans jamais prendre le temps d’expliquer ou de construire quoi que ce soit.
Le retour de Josh Duhamel est cependant un point positif. C’est l’un des rares éléments familiers qui rappellent les premiers films et donnent un léger sentiment de continuité dans un ensemble autrement très décousu.
En revanche, j’ai été déçue par le traitement d’Optimus Prime. Visuellement, il est moins marquant : ses couleurs bleues et rouges, pourtant emblématiques, sont beaucoup moins présentes. Il perd une partie de son identité et de son aura, ce qui est regrettable pour un personnage aussi central.
Le scénario, quant à lui, part une nouvelle fois beaucoup trop loin. L’introduction de Merlin donne l’impression d’un mélange forcé et incohérent, d’autant plus que ce personnage ressemble étrangement au méchant du film précédent. Les liens entre les films deviennent confus, artificiels, et rien ne semble vraiment logique ou réfléchi.