Ici, pas de tromperie : le film sait parfaitement ce qu’il est et ne cherche pas à le cacher. Action directe, fusillades, poursuites, un ton clairement adolescent et une histoire qui avance sans trop se demander si tout a vraiment du sens. Et, curieusement, cette honnêteté joue en sa faveur. Il n’essaie pas d’être plus malin qu’il ne l’est, ni de dissimuler ses coutures.
Tout tourne autour de Dave Bautista, qui impose une fois de plus sa présence physique. Ce n’est pas le rôle le plus complexe de sa carrière, et ce n’est pas nécessaire. Son charisme et sa manière d’occuper l’écran portent une grande partie du film, même lorsque le scénario commence à recycler des idées ou à s’appuyer sur des clichés bien connus du cinéma d’action avec cartels, forces spéciales et jeunes dépassés par les événements.
Le rythme est l’un de ses points forts. Le film ne s’attarde pas, ne devient pas solennel et ne se perd pas dans des intrigues secondaires inutiles. Il va droit au but la plupart du temps, ce qui rend nombre de ses invraisemblances faciles à accepter. Quand on n’a pas le temps de réfléchir, on n’a pas non plus le temps de trop remettre en question ce que l’on voit.
Le problème apparaît lorsqu’il tente de mélanger les tons. Par moments, il semble vouloir être une aventure adolescente insouciante, et à d’autres il devient sérieux, violent, voire sombre. Ce mélange ne fonctionne pas toujours et donne l’impression que le film n’arrive jamais vraiment à décider quel type d’histoire il veut raconter. Cela ne le brise pas, mais le rend irrégulier.
Sur le plan narratif, c’est très basique. Il n’y a pas de véritables surprises ni de retournements qui changent la donne. Tout repose sur l’accumulation de scènes d’action et sur l’énergie de son acteur principal. Si vous cherchez de la profondeur, des nuances ou quelque chose qui reste en tête après coup, ce n’est pas ici que vous le trouverez. C’est une consommation rapide, presque du cinéma de vidéoclub tardif.
Dans l’ensemble, c’est un film divertissant, parfois efficace et clairement oubliable. Il remplit sa fonction de divertissement d’action sans complexes, se regarde sans effort et pas beaucoup plus. Il ne trompe pas, ne promet rien qu’il ne puisse tenir, et s’appuie sur sa star pour avancer. Parfois, cela suffit.