Parce qu'il a voulu regarder un contrôle d'identité en pleine rue, un comptable va être placé en détention pour la nuit, et, s'obstinant à vouloir rencontrer un commissaire, il sera interné dans un hôpital psychiatrique. A la grande stupéfaction de son épouse, chauffeur de taxi, un couple sans histoire, et qui va être un cauchemar kafkaïen.
Il faut dire que Gilbert Melki sied très bien à ce rôle étrange, à la limite de l'antipathique, où on dirait de manière commune qu'il a un grain. Il semble faire ce qu'il veut, comme fumer dans un lieu public, qui lui vaudra un amende dans le métro dès l'introduction du film, ou dans les toilettes de son entreprise, mais je retiens surtout de sa part son arrogance, comme s'il était au-dessus de tout. Son étrangeté aussi, de vouloir observer un contrôle d'identité alors qu'il aurait pu passer son chemin. Rien que ça va l'aspirer dans une spirale infernale qui aura également des conséquences sur son travail. La deuxième partie est peut-être moins intéressante, consacrée à la recherche d'un nouvel emploi, mais tout ce début, sur cette folie furieuse, est passionnante, et la réalisatrice semble prendre un malin plaisir à l'enfermer dans ce piège qu'il s'est crée malgré lui, notamment un séjour en HP.
Bon, on va dire que Sandrine Kiberlain n'est pas très crédible en chauffeur de taxi, la réalisation est un peu plate mais qu'importe ; Très bien, merci est une plongée passionnante dans un enfer vivant, mais également dans le psyché de cet homme pas si net que ça.