6
895 critiques
Antisocial
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal Matthew et Maria, par nature ou par la force des choses, se sentent parfaitement étrangers à la...
le 23 oct. 2014
Deuxième film de Hal Hartley que je regarde (après l'excellent Simple Men, 1992) et je pense pouvoir affirmer sans trop de souci que ce type est un vrai petit génie. Il porte un regard sur l'Amérique à la fois très circonstancié (les années post-Reagan) et intemporel, une sorte de pastiche des clichés que l'on connaît sur ce pays, mais toujours avec sensibilité.
Cela passe par des personnages extrêmement bien écrits, vraiment le point le plus épatant de ses métrages : une finesse dans l'expression des sentiments qui tranche avec le caractère quasi-autiste, typé à l'extrême, de chacun d'eux. C'est un film à voir et à revoir, puisqu'il est de ceux qui comportent, je pense, une réelle profondeur d'interprétation à divers niveaux, un effet que renforcent évidemment les dialogues de grande qualité.
L'histoire en elle-même est assez classique : un paumé rencontre une paumée, leur différence d'âge s'efface derrière l'homogénéité de leur classe sociale et de leurs expériences parentales, toutes deux perturbées par des individualités (familles monoparentales) arriérées, voire sadiques. Sans pathos aucun, voilà Matthew le réparateur de télévision et rat de bibliothèque qui s'éprend, presque par magnétisme, de la jolie Maria, lycéenne engrossée ayant fugué de chez elle après avoir asséné une claque mortelle à son père. La relation de cet anti-couple constitue le fil rouge du film sans en être le seul sujet d'intérêt.
Car Hartley a cette faculté à faire de ses films une sorte de comédie (limite) absurde qui critique avec beaucoup de finesse la société américaine. Mais une critique constructive je le redis. Ici c'est la famille, et plus spécifiquement le rôle de parent au XXe siècle qui est passé à la moulinette, aux rayons X pourrait-on dire, tant les manières d'aborder le sujet sont multiples.
Il faut voir ce Trust et je vais m'empresser de me pencher sur le reste de la filmographie de ce monsieur, qui m'a tout l'air d'un grand cinéaste bien trop méconnu.
Cet utilisateur l'a également ajouté à ses listes Les meilleurs films du cinéma indépendant, Les meilleurs films de 1991 et Les meilleurs films avec Martin Donovan
Créée
le 24 juil. 2023
Critique lue 12 fois
6
895 critiques
Tu bosses toute ta vie pour payer ta pierre tombale, Tu masques ton visage en lisant ton journal Matthew et Maria, par nature ou par la force des choses, se sentent parfaitement étrangers à la...
le 23 oct. 2014
8
99 critiques
Maria, lèvres allégrement rougies, ongles vernis de rose et cheveux blonds bouclés rebelles à son image est ce que l’on appelle communément une chipie. Plus préoccupée par ses fringues que par sa...
le 16 oct. 2013
6
3192 critiques
Dans Trust Me, un grand nombre de personnages tombent au sol. Certains s’évanouissent, d’autres accusent le coup d’une mauvaise nouvelle ; certains tombent d’ivresse, d’autres meurent. Ils ont de...
le 23 oct. 2014
6
302 critiques
Un an après le très surprenant Extracurricular, Kim Jin-min rempile avec un nouveau drama produit par et pour Netflix. Cette fois le bonhomme s’inspire de l’univers des gangs et des stups pour...
le 16 oct. 2021
8
302 critiques
Tournant autour du thème assez rare dans les séries de la prostitution, Extracurricular parvient à traiter le sujet avec une intelligence et une originalité remarquables. D'abord, parce qu'il prend...
le 4 mai 2020
9
302 critiques
Critique de la saison 1 Stranger, de son nom original coréen Secret Forest, nous plonge dans une affaire criminelle atypique dont a la charge un procureur génial qui, à la suite d'une opération du...
le 16 mars 2020
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème