Le casting de ce film de 2006 était sacrément alléchant, autour de deux grands comédiens de deux générations différentes, Al Pacino et Matthew McConaughey. Si on ajoute Rene Russo dans le rôle de la femme de Pacino, il y avait de quoi être attiré. En fait, le film repose uniquement sur ce trio et c’est lui qui sauve les meubles. Brandon Lang (Matthew McConaughey) est un ancien champion de foot américain dont la carrière s’est brisée nette à la suite d’une blessure. Depuis, il travaille pour une boîte de paris sportifs en ligne et il y excelle. Ce qui lui permet de se faire repérer par Walter Abrams, roi des paris sportifs à la limite de la légalité et baratineur de 1ère, qui voit en lui son successeur naturel, presque un fils spirituel. Pour l’embaucher, Walter lui offre un pont d’or impossible à refuser. Mais attention, Brandon, qu’il rebaptise « John Anthony » doit lui être totalement soumis et abandonner tout ce qui était son ancienne vie (sa famille, sa liberté puisqu’il loge juste en dessous des bureaux où il travaille…). Un affrontement progressif va se dérouler entre les deux hommes jusqu’à la finale du championnat national de foot.
Passé le 1er quart d’heure, intriguant, on commence vite à s’ennuyer, surtout si on n’est pas fan de foot américain ou si on n’y connaît rien. Un film peut-être trop typiquement états-unien pour toucher des publics européens ? À grands coups de « Touch down », de termes techniques, de combinaisons de jeu savantes et d’équipes dont on évoque les points forts, les points faibles et de statistiques, l’affrontement aurait pu être autrement plus épique avec un autre réalisateur que D.J. Caruso, surtout avec des comédiens de ce calibre. La réalisation se révèle très molle et on finit par se désintéresser de qui l’emportera dans ce duel antre l’ancienne et la jeune génération. On pense souvent à « L’Enfer du dimanche », « Jerry Maguire » mais aussi à « L’associé du Diable » dans lequel Lucifer était joué par Pacino lui-même ! Dommage.