Le réalisateur Marc Allégret semble a priori nettement moins doué que son frère Yves, capable de proposer un film aussi abouti que "Manèges", par exemple.
Malgré une distribution de premier choix, son "Drôle de dimanche" ne décolle jamais vraiment, à l'image du couple bancal composé de Bourvil et Danielle Darrieux, que l'on a connu l'un et l'autre plus convaincants et mieux dirigés.
Reste une flopée de seconds rôles pour se consoler (Arletty, Jean Lefèvre, Roger Hanin ainsi qu'un Jean-Paul Belmondo encore débutant).
Le film se disperse maladroitement entre les genres (comédie, polar, drame sentimental...), l'ensemble ne bénéficiant pas d'une tonalité bien définie.
Pas foncièrement désagréable au final, mais au mieux anecdotique.