Le synopsis et la présence de Blanche Cardin laissaient présager une œuvre prometteuse. Après un début qui installe correctement l’univers et la tonalité du récit, le film glisse malheureusement vers la banalité d’un téléfilm psychologique.
L’intrigue reprend, sans grande originalité, la structure bien connue de Terminator : une femme, d’abord farouchement opposée aux robots, développe une amitié avec l’un d’eux, qui finira par se sacrifier pour elle et son enfant. Les rares moments de complicité entre la femme et le robot manquent de surprise et restent confinés à des clichés attendus.
Il ne s’agit pas d’une véritable dystopie. J’espérais pourtant que le film ose davantage, notamment en accentuant le décalage des situations ou en jouant sur un humour plus grinçant. Finalement, le robot n’est qu’un prétexte pour explorer la solitude et la dépression d’une femme esseulée, ce qui laisse une impression d’occasion manquée.