Dans un futur trop proche, les androïdes ont progressivement remplacé enseignants et aides-soignants. Seule avec sa fille, Max, prof au chômage, tente de s’en sortir au moyen de petits larcins.
Et si on volait un robot pour le revendre en pièces détachées ? L’idée aurait pu être bonne si le malheureux n’était pas un T-O, modèle aujourd’hui dépassé. Dans ces circonstances, voilà Max bien empruntée. Sans le sou, elle se retrouve avec un automate défaillant sur les bras, la garde de sa progéniture annulée et la police aux trousses. Quel monde mer…
L’obsolescence programmée n’atteint pas que les machines. L’homme sera bientôt un produit périmé. « Arrête de penser, pare-toi d’une intelligence artificielle ! » semble être le slogan des nouveaux Steve Jobs aux manettes. Le message est lancé. Menée par la même Blanche Gardin, plus maussade que jamais, la farce promettait d’être aussi caustique que les avertissements lucides de Benoît Delépine et Gustave Kerviel. Hélas, le numérique se fracture dans ce premier film, comédie socio-familiale insipide, ciblant davantage les 12 ans et moins que le public adulte. Avant de respirer l’air des plages bretonnes, c’est la France moche qui s’illustre, pilotée par des humanoïdes poussiéreux, têtes de bonshommes de neige disposées sur le corps de petits stormtroopers. Cet horizon pâlot ne laisse guère de place au rêve, autant débrancher la prise dès maintenant.
(4.5/10)
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