L'ambiance est pas mal au début, avec ces enregistrements sonores écoutés de nuit. Ça donne l'impression d'être dans un cocon mais en même temps, ça empêche d'entendre les bruits suspects autour de soi. La maison peu éclairée permet d'avoir des recoins sombres inquiétants. Ça m'a immédiatement rappelé The Vigil qui m'avait fichu une sacrée trouille. Tout y est, y compris la vieille à l'étage.
Et c'est là qu'est le gros problème : ce film ne fait qu'empiler des clichés et des choses déjà vues ailleurs.
Les dix enregistrements écoutés par Evy et Justin, ça rappelle furieusement les neuf enregistrements autrement plus flippants de Session 9 de Brad Anderson.
Le coup des phrases à lire à l'envers pour découvrir des messages secrets dedans, on l'a déjà vu mille fois depuis L'Exorciste de Friedkin. La seule nouveauté, c'est qu'il s'agit de comptines enfantines qui contiendraient soit disant des messages cachés sinistres. Le film n'exploite même pas jusqu'au bout cette idée.
Et surtout, des films avec des vieilles mourantes ou qui perdent la boule, il y en a eu pas mal ces dernières années.
Il faudrait aussi arrêter avec les dessins enfantins macabres faits avec des craies à la cire, on en a trop vu, ils se ressemblent tous. Ça doit être le même enfant qui est payé pour les faire...
Le film se traîne en répétant les mêmes scènes entre deux enregistrements : la fille écoute un enregistrement, ôte son casque de temps en temps pour écouter les bruits de la maison, la lumière est allumée dans l'escalier, elle monte voir sa mère et immanquablement, il y a un détail qui a changé dans la chambre. Au début, c'est intrigant, mais ça a un côté tellement mécanique qu'on finit par ne plus avoir peur.
Le pandémonium final est plus consternant qu'effrayant, avec toutes les lumières qui clignotent dans la maison, les hurlements démoniaques dans le casque et un petit bruit de gorge qui ne peut que rappeler celui du gamin-fantôme de Ju-on avant le noir complet.
Encore un film qui ne laissera aucune trace, dans ma mémoire comme dans le genre horreur.