Undertone fait la promesse de provoquer peur et angoisse via le média du podcast. De jouer avec le son et le hors champs pour vous faire hérisser les poils. Publicité mensongère ! Car s'il vend un tel postulat, le film ne s'y tiendra que trop rarement. Le récit a beau présenter une affaire mystérieuse par le biais de deux podcasteurs, qui découvrent celle-ci en plein enregistrement, elle s'en détachera bien trop souvent. Notamment par le biais d'une intrigue de relation maternelle, l'héroïne devant s'occuper de sa mère malade. Et qui sera le spectacle d'événements paranormaux, avec ses moments stressants... qui prennent le pas sur le podcast. Ce dernier se coupe d'ailleurs de temps en temps - les personnages enregistrant épisode par épisode - pour se focaliser sur ce récit parallèle. En résulte un rythme terriblement inerte et mécanique, qui peine à capter notre attention. Et c'est vraiment dommage de ne pas avoir osé pousser le postulat jusqu'au bout - celui de faire en sorte que le film suive un enregistrement de A à Z. Car Undertone est une franche réussite pour ce qui concerne le podcast. Que ce soit son impeccable travail sur le son, le jeu de son actrice et une mise en scène qui s'amuse avec le spectateur - la caméra incitant celui-ci à se focaliser sur des éléments de décor, comme s'il allait se passer quelque chose -, Undertone avait matière à divertir. Comme peut en témoigner le climax, moment d'angoisse savamment exécuté. Certes, filmer un enregistrement de podcast pendant tout un film, c'est casse-gueule car il faut parvenir à tenir la distance sans tourner en rond. Mais cela aurait été, à mon sens, plus adapté, judicieux et efficace pour réaliser une telle promesse. En résulte une proposition horrifique pas désagréable pour un sou, mais ô combien anecdotique.