Ancien révolutionnaire désabusé et paranoïaque, Bob vit en marge de la société, avec sa fille Willa, indépendante et pleine de ressources. Quand son ennemi juré refait surface après 16 ans et que Willa disparaît, Bob remue ciel et terre pour la retrouver, affrontant pour la première fois les conséquences de son passé…
Première collaboration entre Leonardo DiCaprio et Paul Thomas Anderson, les deux hommes ont failli travailler ensemble dès 1997 dans Boogie Nights. Cependant, l'acteur avait renoncé pour jouer dans Titanic de James Cameron. DiCaprio s'était d'ailleurs confié sur cette rencontre manqué à ShowbizSpy en 2010 :
"Je suis un grand fan de Paul Thomas Anderson, mais la première fois que je l’ai rencontré pour ce rôle, je ne connaissais pas bien son travail. Maintenant, j’adore ce film". De son côté, le réalisateur a confié comprendre ce choix et ne lui en a jamais tenu rigueur.
Paul Thomas Anderson a choisi de tourner en VistaVision, un format “large” qui donne beaucoup d’ampleur aux scènes, comme par exemple cette fameuse course-poursuite mémorable sur une route au milieu du désert où les véhicules donnent l'impression de naviguer dans des bosses, comme sur une mer agitée.
Déjanté, à fleur de peau, idéaliste, marginal… Leonardo DiCaprio excelle dans le rôle de Bob, constamment harcelé et provoqué, tiraillé entre son instinct de survivant et son amour paternel.
Face à lui, le colonel suprémaciste Steven J. Lockjaw est incarné par Sean Penn, qui nous livre une performance monstrueuse. A la fois hilarant mais aussi terrifiant.
Benicio Del Toro (Sensei) joue un personnage plus discret, un militant plus “silencieux”, engagé dans l’ombre. Quant à Chase Infiniti (Willa), elle illumine la seconde partie du film, tenant tête à ses partenaires de jeu.
Comédie, drame, mais aussi mélange d’action et de réflexion idéologique, Paul Thomas Anderson nous livre un film passionnant.