Ceci n'est pas une comédie. Enfin, pas dans l'humeur générale, avec l'épée de Damoclès qui surplombe le héros de cette histoire, même si ce si spécifique humour anglais n'en est pas totalement absent. Une œuvre humaniste, dirons-nous, dans une douce amertume qui nous rappelle que le carpe diem s'impose puisque n'oublie pas que tu vas mourir, ne vas-tu pas ? À chacun son destin et le mystère de sa fin dans un récit joliment construit autour d'un Alec Guinness sobre et altruiste et d'une troupe de comédiens britanniques remarquables dans laquelle, malgré son accent italien de circonstance, le Français Grégoire Aslan apporte l'exotisme indispensable. Ah oui, il vaut mieux oublier le remake américain réalisé plus de 50 ans plus tard.