À la manière de Here de Zemeckis, la maison familiale devient le personnage principal de ce récit feutré, où un père revient après des années d’absence confronter ses deux filles avec son nouveau « grand projet ». On parle de conflit à la norvégienne, donc ici, les vases ne se brisent pas.
Il est question d’un papa-réalisateur boomer, incapable d’exprimer ses sentiments, qui a préféré vivre son art plutôt que d’élever ses enfants. Une énième histoire de famille bourgeoise avec ses sempiternelles daddy issues dont on se fout un peu, et pourtant, Joachim Trier parvient une fois de plus à nous cueillir.
Plus encore que la relation père/filles, c’est celle entre les deux sœurs qui bouleverse. Et sa réponse à la question de la valeur sentimentale d’une maison familiale se révèle dans la toute dernière scène sur fonds bleus. Et je valide.