Un immeuble dans une cité HLM se retrouve confronté à une invasion d’araignées… tueuses d’hommes. Ils vont devoir s’unir s’ils veulent pouvoir en réchapper vivants.
11 mois seulement nous séparent d’un précédent film assez similaire, à savoir, le décevant La Tour (2023) de Guillaume Nicloux, où il était là aussi question d’une cité HLM en proie à une invasion, devant se battre pour survivre et étant eux aussi dans l’incapacité de quitter leur barre d’immeuble.
Pour son premier long-métrage, Sébastien Vaniček parvient en un rien de temps à nous mettre dans le bain et à nous tenir en haleine jusqu’au dénouement final. Pour un premier film, bien évidemment, nul n’est irréprochable, on fera donc abstraction sur quelques invraisemblances, des maladresses, des décisions prises par certains protagonistes qui vont à l’encontre d’une quelconque logique (sans parler des violences policières exagérées) et ce final ultra-violent dans le parking souterrain qui vire à la guérilla purement gratuite.
Vermines (2023) n’est donc pas exempt de défaut loin de là, mais le jeune réalisateur parvient à rappeler que le cinéma de genre français n’est pas mort, loin de là et que les films d’horreur avec des araignées ne sont pas l’apanage des Séries B grossières et autres navets américains.
La force de frappe du film réside dans les bluffants CGI (le tournage était composé à 50/50 entre de vraies araignées et des fausses réalisées en post-production), clairement, on y voit que du feu. Mention spéciale à Théo Christine qui campe admirablement bien ce jeune de cité qui tente tant bien que mal de sortir de la misère.
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