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SuivreUne orpheline au violon
Primavera a été traduit en français avec le titre de Vivaldi et moi, ce qui n'est pas un contre-sens, mais met l'accent sur le célèbre compositeur italien, alors que l'histoire que raconte le film...
Pas de stars, ni de placements de produits. Pas de scénario pour spectateur paresseux à qui on explique tout comme à un enfant. Pas d'esthétique faussement âpre ou râpeuse pour souligner l' enfer vécu par Cécilia et ses camarades.
La cruauté présente dans le film est montré en un superbe écrin, l'importance du paraître, du caché et de ne pas perdre la face a toute sa place. Le film s'intéresse sincèrement aux vices et faux semblants de cette époque en une reconstitution scrupuleuse que d'aucuns qualifient d'académique.
L'académisme de notre temps est dans le moche, le vintage multicolore, ou le gris Netflix. Comment vous dire que la colorimétrie du film est un enchantement.
En réalité ce film est brillant de maîtrise, trop peut-être. Le choix des comédiens, la photo, la bande-son, les décors et la lumière, tout justifie son existence dans la salle de cinéma, il appartient à une espèce en voie de raréfaction. Il déjoue les attentes trop communes pour être ce cinéma qui propose, qui ose sans ostentation.
Le film offre des plans et des cadrages comme on en voit presque plus au cinéma.
Vivaldi ? L'artiste est plus intéressant que l'homme.
Cécilia ? L'artiste est au diapason de la femme, belle et vibrante.
Le film cherche l'intemporel plutôt que le contemporain déjà présent dans le passé, on lui en sait gré.
Un film adulte. Qui fait du bien.
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Créée
le 14 mai 2026
Critique lue 39 fois
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