J'ai une grande sympathie pour le François Truffaut amateur de littérature de genre. Celui qui adapte David Goodis, William Irish, ou encore Ray Bradbury.
Et ici, Charles Williams.
J'imagine que c'est parce que, en tant que lecteur, je lui ressemble.
Quoiqu'il en soit, Vivement dimanche se présente comme une comédie policière assez vive, réunissant Fanny Ardant et Jean-Louis Trintignant.
L'intrigue, rocambolesque à souhait, laisse la part belle au personnage de Fanny Ardant, vêtue parfois assez étrangement, en costume de scène. Le film n'est jamais aussi bon toutefois, que dans les scènes réunissant nos deux personnages principaux. La mauvaise foi et le paternalisme du personnage de Jean-Louis Trintignant y sont alors aussi drôles que criants de vérité!
En revanche, François Truffaut n'était pas un cinéaste de série B, et il y a un savoir faire qui manque : il y a certes peu d'action, et c'est finalement tant mieux, tant la seule scène de bagarre s'avère ridiculement mal tournée.
Ce qui n'empêche pas de savourer un film dont l'intérêt est, somme toute, ailleurs.