Sur 90 minutes, le film raconte l'affrontement entre deux clans, américain et irakien, lors de la guerre dans ce dernier pays en 2006, et la résistance des premiers en attendant les renforts.
Bien que Warfare soit sorti seulement un an après Civil War, il ne s'agit pas vraiment de la nouvelle réalisation de Alex Garland. C'est surtout le film de Ray Mendoza, ex-membre des Navy Seals, et qui raconte la véritable histoire, avec un acteur qui joue son rôle, et avec la participation technique d'anciens soldats de l'opération pour plus de crédibilité. D'ailleurs, Garland assume parfaitement d'avoir été un prête-nom pour l'ambition de Mendoza. L'histoire est aussi fine qu'une feuille de papier, il s'agit d'un film de siège, mais il y a une chose que Warfare réussit très bien, c'est le côté immersif avec notamment une gestion impressionnante du son, avec des scènes parfois étouffées, parfois silencieuses, sans aucune musique. Pour un peu, on s'y croirait.
Autant la forme est très réussie, le fond est en revanche assez mince, avec des personnages très peu caractérisés (bien qu'on retrouve Joseph Quinn ou Will Poulter), et une certaine complaisance dans les scènes violentes, avec des agonies qui sont au fond assez répétitives. Cela dit, il convient de dire que Ray Mendoza s'est offert une psychanalyse de luxe avec ce film, dont on voit (partiellement) au générique de fin le visage des soldats ayant participé à cette bataille.