Watchers, sorti en 1988, fait partie de ces séries B typiques qu’on adorait dénicher au fond des rayons poussiéreux des vidéoclubs. Adapté (très librement) d’un roman de Dean Koontz, le film porte la patte reconnaissable de Roger Corman à la production : un budget modeste, mais une énergie débordante et un amour sincère du genre.
Certes, les moyens manquent parfois, notamment dans les effets spéciaux, mais l’imagination compense largement. Le scénario, mélange de science-fiction, d’horreur et de thriller gouvernemental, ne s’embarrasse pas de subtilités mais garde un rythme efficace qui ne laisse pas le temps de s’ennuyer.
Le duo formé par Corey Haim, jeune star des années 80, et son fidèle chien (un golden retriever au QI exceptionnel) constitue le cœur du film. Leur complicité donne au récit une touche d’émotion bienvenue, contrebalançant la violence de certaines scènes. Haim, sans livrer une performance inoubliable, reste attachant et crédible dans son rôle d’adolescent embarqué malgré lui dans une histoire qui le dépasse.
Face à lui, Michael Ironside campe, comme souvent, un antagoniste implacable et inquiétant.
En résumé, Watchers n’est pas un chef-d’œuvre, mais c’est une série B généreuse, typique de son époque, qui ravive avec plaisir la nostalgie des après-midis passés à choisir une jaquette intrigante au vidéoclub.