Le film dépeint la relation qui évolue entre 2 couples qui ont l'habitude de se retrouver en maison de vacances en Normandie depuis plus de 20 ans. L'un de ces couples (joué par Karine Viard, ici un brin hystérique et le taiseux Jacques Gamblin) se défait puis se refait. Le film simplement dissèque et analyse les relations entre les différents protagonistes qui découlent de ces unions et désunions. Les conséquences en cascades des non-dits sur les amitiés et les relations quotidiennes.
Je comprends tout à fait le fait que le film « Week-ends » d’Anne Villacèque ne déclenche pas les passions. Moi-même j'ai du mal à argumenter sur un qualificatif de bon film et encore moins de parler de chef d'œuvre.
Ma note d'appréciation est en conséquence.
Ceci étant dit je trouve les critiques in tantinet sévère, et je ne pense pas que la réalisatrice ambitionnait le chef d’oeuvre. Voici ma propre opinion.
Certes on a le sentiment en fin de film que l'on ait pas allé bien loin et l'on s'empressera de l'oublier en quelques jours.
Je trouve que malgré tout, la réalisatrice a su communiquer et présenter avec justesse l’évolution de l’amitié basée sur la routine de 20 années de répétitions des relations, lorsque l’un des couple se sépare.
Cela est arrivé à tout le monde. On ne voudrait pas qu’il y ait des conséquences (ce n’est à prêt tout pas nos affaires s’ils se séparent et je ne vois pas pourquoi je devrais changer mes habitudes vis-à-vis de l’un ou de l’autre simplement parce qu’ils ne s’entendent plus) mais il est impossible d’y échapper. Au final, les non-dits qui s’accumulent finissent immanquablement de générer, malaises, incompréhension, faux semblants et crispations en cascade.
L’arrivée d’une nouvelle conjointe, aussi gentille sympathique et non invasive soit elle, amplifie le phénomène.
Je trouve que c’est cela dont le film fait particulièrement bien état ici. On le voit, la nouvelle compagne, même si elle n’est la cause de rien, même si elle est fort sympathique, se retrouve au centre des malaises et fini par être éjectée du jeu.
Je conçois cependant parfaitement que même si Anne Villacèque a sur parfaitement et subtilement transcrire cela en image, cela ne suffit pas à transporter le spectateur.