Une plongée dans une autre époque. Il s'agit a priori d'un premier film et à ce titre ''chapeau !!''
Cati, une jeune femme de 24 ans, élevée à l’assistance publique et travaillant dans une usine textile à Budapest retrouve de manière fortuite ses géniteurs qui l'on abandonnée à sa naissance. Sa mère, qui a refondé une famille, n'assume pas et préfère la faire passer pour une nièce. Son père, sans le sous, ne se présente pas comme tel et lui aussi n'assume pas.
techniquement, ce film tout en sobriété, propose un traitement de la lumière tout au long du film qui sublime les scènes. C'est l'effet du Noir et Blanc bien sur, mais ici chaque scène est construite avec un éclairage de là où l'œil doit aller. Il en ressort un rayonnement des visages du plus bel effet.
Le scenario est simple mais le traitement n'est pas dénué de subtilité et arrive même à nous faire sourire sur la fin. C'est une performance, car le long métrage est quand même témoin d'une autre époque dans le traitement des sentiments: l'austérité et la froideur sont de mise, les échanges ne se font pas via un étalage de mots et de tirades - quoi qu'il y en a une de La Fontaine, fort bien retranscrite dans le film (!).
On comprend que cela n'empêchait pas les jeunes filles, comme partout en Europe à cette époque (tourné en 1967-1968) de rêver et d'aspirer à une certaine liberté et à s'émanciper.
Un film, certes à visionnage (très) confidentiel, a clairement un intérêt témoin et historique captivant.