Frank Grillo trimballe une espèce de virilité rassurante que j'avais déjà aperçue dans American Nightmare 2 et 3 qui me plaît beaucoup. En même temps, dans ce genre de huis-clos (tout se passe quasiment dans une voiture), il vaut mieux adhérer à l'acteur principal sinon le film risque d'être très long.
L'autre aspect important, c'est le suspens. Wheelman m'a fait penser à Phone Game où Colin Farrell est enfermé dans une cabine téléphonique et le moins connu Getaway avec Ethan Hawke et Selena Gomez qui se passe déjà dans une voiture.
Forcément, ça ne permet pas vraiment de développer une intrigue digne de ce nom et puis il faut dire que le réalisateur-scénariste a blindé ses dialogues d'injures de toutes sortes. Grillo jure comme un charretier contre les autres, contre lui-même, en oubliant un peu vite que c'est lui qui s'est fourré dans une telle situation.
Une bonne petite production Netflix sur un homme aux abois, pris en tenaille au milieu d'une guerre des gangs, tout en devant gérer en plus les caprices de sa gamine de treize ans et les remontrances de son ex-femme. A se demander s'il n'était pas mieux au chaud en prison.