Wishmaster 2 fait partie de ces suites horrifiques typiques de la fin des années 90 : un mélange de folklore démoniaque, de gore cartoonesque et de mise en scène qui sent bon le vidéoclub. Et soyons honnêtes : le film repose intégralement sur les épaules d’Andrew Divoff.
Parce que oui, autant être clair : Divoff est le seul à réellement “jouer” dans ce film. Sa présence, son regard, sa diction, tout ce qu’il fait donne au Djinn une aura délicieusement théâtrale. Il porte chaque scène comme si le reste du casting n’était qu’un décor vaguement animé autour de lui.
Le reste du film, justement…
On est dans un service “nanar” pur jus des années 1990 : acteurs en roue libre, effets spéciaux qui ont pris un coup de vieux, et une esthétique qui oscille entre série B assumée et maladresse involontaire. On voit le budget, on voit les limites, on voit les coutures. Et pourtant…
Il y a un truc.
Un charme.
Une absurdité volontaire ou involontaire qui rend le film drôlement divertissant.
On ne regarde pas Wishmaster 2 pour sa cohérence ou sa qualité technique, mais pour son énergie étrange, ses vœux tordus, et ce plaisir coupable de voir Divoff s’amuser comme un démon en congé sabbatique.
En bref :
Un nanar qui vieillit mal, mais qui se regarde avec un sourire.
Et un acteur qui sauve tout le reste.
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