Notes sur le film : Sur la pente descendante, professionnellement et personnellement, Jack Nicholson reprend « du poil de la bête » après avoir été mordu par un loup. Devenant un loup-garou la nuit, le personnage, le jour, écrase son jeune rival professionnel et intime (James Spader), et remplace sa femme volage par une bombe atomique (Michelle Pfeiffer), par ailleurs plus jeune que sa femme et que lui. Rappelant à bien des égards La Féline (1942) de Jacques Tourneur, Wolf en est la version masculine, dont on a du mal à se prendre de passion, en partie à cause de son idéologie agressivement libérale. Alors que La Féline nous suggérait l’émancipation féminine, Wolf nous apprend, lui, à devenir un requin alors qu’on est déjà un gros poisson. Un pur produit de l’héritage du reaganisme, en somme, avec une fin nanardesque, dont le clou est un twist faussement malin, venu de nulle part.