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A nos corps dépendants
Question : que dire d’un film qu’on a pas entièrement compris ? Option N°1, dite du melon : c’est n’importe quoi, ça ne veut rien dire. Option N°2, dite de l’humble : je suis limité...
le 9 févr. 2017
C’est le troisième film de Shinkai que je vois. Précédemment, j’avais aimé son sens poétique autant que l’esthétique de ses films. Voyons ce qu’il en est dans ce film qui est probablement celui qui a le mieux marché dans nos contrées.
Mitsuha, jeune lycéenne dans sa cambrousse, vit avec sa grand-mère. Taki, jeune lycéen urbain, vit seul avec son père. Pour une raison inconnue, ils vont tour à tour s’incarner régulièrement dans le corps de l’autre. La question n’est pas tant le comment que le pourquoi.
On est saisi dès le départ par la beauté de l’animation, des couleurs, du trait. On retrouve ce qu’on aime en général dans l’animation japonaise, à savoir ces scènes du quotidien qui racontent le poids des traditions dans la société rurale : les repas, les rituels, les codes sociaux. Le film est divisé en plusieurs parties. La première est à la fois une exposition facétieuse et une vraie comédie sur la vie adolescente (le corps, les amours, les contraintes), c’est véritablement drôle et enlevé. Mais comme on peine à se satisfaire de joies simples, la question de la cause du phénomène finit forcément par se poser. C’est cette enquête que l’on suit dans la deuxième partie. Enfin, la dernière partie fait place à l’action qui découle des révélations de la deuxième. Ainsi, humour, mystère, action et romantisme sont parfaitement dosés tout au long d’un récit qui sait doser savamment ses effets, jamais trop évident, jamais trop cryptique. On se paie le luxe de tout un travail de métaphore sur le fil qui nous lie à ce qui nous entoure et sur la valeur du souvenir, jamais tout à fait passé.
Bref, belle séance ! Pas forcément un film facile d’accès mais davantage que 5 centimètres par seconde par exemple. En tout cas, fortement conseillé à celui qui voudrait passer 1 h 46 dans un temps suspendu.
>>> La scène qu’on retiendra ? Outre le très beau générique inaugural, on aimera particulièrement la séquence liée aux traditions du village (tissage, saké …).
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Créée
le 6 janv. 2026
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