Les parents de la petite Yuki s'apprêtent à se séparer et la mère, japonaise, à retourner au pays avec la fillette.
L'insolite attelage franco-japonais Hippolyte Girardot et Nobuhiro Siwa réalise, entre prosaisme et poésie, un film sensible et "charmeur" au sens où sa jeune heroine est une mignonne et attachante gamine. C'est à travers ses yeux et ses mots d'enfant, ainsi que ceux de sa copine Nina, que les auteurs évoquent l'incompréhension et le refus de la séparation. D'une façon très sobre, en plans fixes, les auteurs confrontent dans la première partie du film les parents au point de vue de leur enfant. Sensible sans doute mais plutôt évident. La seconde partie sera plus singulière, lorsque les deux fillettes Yuki et Nina font une fugue, partent à la campagne avec l'insouciance de leur âge. Pas à pas, leur errance quitte le réel pour la magie et la poésie.
Au-delà du rejet initial de la discorde parentale, le film séduit et attendrit quand il met en scène des fillettes au naturel, avec leurs jeux, avec leur imaginaire et leurs interrogations d'enfants.