A l'époque de Zodiac, cela faisait 5 ans que l'on n'avait pas entendu parler de David Fincher après Panic room, c'est pourquoi on peut dire qu'il fait un retour en force puisque après celui-là, il sera impossible de l'arrêter (4 films entre 2007 et 2011). Zodiac fait ainsi partie de ses indispensables, sans avoir l'horreur d'un Se7en ni le confinement d'un Panic room, c'est quand même un thriller de grande envergure, âpre et magnétique malgré ses 2h25.
La plongée dans l'ambiance des années 1970 est totale, le film adopte plusieurs points de vues pour mener son enquête, d'abord nous la vivons au jour le jour avec les journalistes et les policiers pour ensuite assister à tout un condensé des faits. Comme Robert Graysmith (Jake Gyllenhaal a rarement été aussi bon), le spectateur est obsédé par l'idée de découvrir l'identité du tueur. Le rythme s'accélère beaucoup dans cette partie, la fin est forcément frustrante car le film nous implique complètement, on veut que Leigh soit le coupable, il y a des coïncidences mais pas des preuves mais on veut croire à sa culpabilité coûte que coûte. C'est vraiment bien joué de la part de Fincher de transformer son enquête en jeu de pistes où nous en sommes vraiment l'un des joueurs. Entre les scènes de meurtres et les moments sombres, Zodiac fait preuve d'un suspense implacable, j'adore et c'est pour moi l'un des meilleurs thrillers de ses dernières années.
Mon avis est ainsi plus qu'enthousiaste, ce film renforce ma totale admiration pour David Fincher, cela l'a peut-être même consolidé pour de bon. Zodiac est enivrant, rarement un fait divers ne m'aura autant entraîné dans son affaire, c'est véritablement cette force que je retiens, on est tenu en haleine de la première à la dernière minute, on a envie d'en faire partie pour découvrir qui diable est derrière tout cela. C'est ce qui s'appelle un film viscéral. Mortel et démentiel.