"Nos différences ne nous rendent pas si différents des autres. Elle nous rendent même plus forts."
Près de 10 ans après le 1er volet, sans doute mon Disney original favori de cette dernière décennie (et Oscar du Meilleur Film d'Animation en 2017), nous voici de retour dans la plus célèbre métropole des mammifères, et ce en compagnie de notre duo préféré : Judy Hopps, la lapine, et Nick Wilde, le renard.
Désormais agents de police tous les deux, ils mènent une nouvelle enquête pour le moins périlleuse, qui les forcera à travailler sous couverture et ce afin de dévoiler au grand jour l'histoire d'une injustice et d'un mensonge perdurant depuis un siècle.
Sur leur route, ils vont croiser pas mal de nouveaux protagonistes, et en particulier un certain Gary, un mystérieux reptile cherchant à rétablir la vérité, lui dont l'espèce n'a jamais été la bienvenue à Zootopie.
Toujours réalisée par Jared Bush et Byron Howard (Raiponce, Encanto), cette suite retrouve en grande partie ce qui faisait le charme de son prédécesseur, à savoir son bestiaire impressionnant et son univers foisonnant et haut en couleurs, que l'on explore encore davantage ici à travers la découverte de nouveaux quartiers (dont celui des Marais, inspiré des Everglades en Floride).
Et bien sûr le tandem Hopps et Wilde, à nouveau la force principale de ce second volet, dont l'alchimie est ici mise à rude épreuve, mais ce pour mieux leur faire réaliser qu'ils ne peuvent se passer l'un.e de l'autre, et que c'est ensemble, avec leurs différences respectives mais complémentaires, qu'ils sont les plus efficaces.
Et, à l'image du premier volet, nous retrouvons ici aussi un sous-texte politique, un poil plus prononcé encore (le concept des "barrières climatiques", ayant fait disparaître le foyer de toute une population au détriment d'une autre, y est présenté comme une forme d'apartheid, et fait assez clairement écho à un conflit bien connu et qui dure encore), parsemé de quelques références cinématographiques bien sympathiques (de «Ratatouille» à «Shining») et enrobé d'un humour qui fait mouche en général.
Alors oui, l'effet de surprise n'est plus vraiment là (plutôt logique pour une suite), la structure narrative reste assez similaire au précédent film (les apparences et les différences) et son articulation manque à certains moments d'un peu d'équilibre (un peu trop lent ou un peu trop expéditif, notamment dans sa conclusion).
Mais malgré cela, ne boudons pas notre plaisir : nous voilà une nouvelle fois devant un chouette buddy movie, à la fois drôle et touchant, formellement riche et soigné (quelques séquences assez trépidantes en terme de mise en scène), au duo toujours aussi attachant, sans oublier un message d'ouverture et d'inclusivité qu'il est toujours bon de rappeler, surtout par les temps qui courent.
Et pour la suite d'un film Disney, c'est déjà beaucoup. 7-7,5/10.