Grandis ensemble dans un cirque, Jean et Zouzou sont comme frère et soeur. L'un est devenu électricien dans un théâtre, l'autre est blanchisseuse (je n'ose pas imaginer une facétie raciste concernant Joséphine Baker).
Compte-tenu de la médiocrité du film de Marc Allégret, "Zouzou" n'a que l'intérêt de réunir le couple vedette Jean Gabin et Joséphine Baker. Mais ça ne suffit pas. Car le film n'a pas de sujet. Il se traine dans l'insignifiance qui caractérise les protagonistes et leurs bluettes sentimentales puériles. Conscient de la vacuité de l'histoire, Allégret l'alimente avec de petits incidents dramatiques complètement artificiels et inaboutis, avec des seconds rôles dérisoires, tandis que même les numéros musicaux et chorégraphiques qui servent essentiellement Joséphine Baker sont passables.
La chanteuse-danseuse entretient une certaine exubérance attachée à son image et à son personnage récurrent mais elle joue mal la comédie et encore moins bien le drame. Jean Gabin est son faire-valoir, venu en touriste. Ils ont quelques scènes en commun mais on ne peut pas ne pas remarquer la pauvreté manifeste de la relation entre leurs personnages.