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Avis sur Dead Rising sur Xbox 360

Avatar Adriou
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Version Xbox 360

Pourquoi je trouve que Dead Rising est une tuerie sur quasiment tous les plans : Il étale toute sa fougue, sa finesse, sa démesure sur la gueule du joueur. Beaucoup de gens ont probablement rejeté le concept complétement halluciné de ce jeu. Une progression difficile, souvent injuste et cruelle, un seul slot de sauvegarde? Choix assumé et judicieux pour augmenter le calcul du joueur par rapport au temps qu'il lui reste. Un joueur récompensé par la croissance des stats, des talents de combat, de rapidité des déplacements de son héros Frank West, ce reporter à la fois classe et ringard, qui fait rire rien que par sa présence.

Techniquement Dead Rising envoi du lourd, on est en 2006 bordel. Quel jeu cette année pouvait prétendre à une telle folie, un tel affront technique ? Des centaines de zombis à l'écran, qui se meuvent parfaitement, un centre commercial gigantesque et chaleureux, le tout dans une fluidité et une clarté exemplaire ! Contrairement à son successeur, certes plus joli et détaillé, plus coloré aussi, ce premier épisode ne rame pas du tout, au pire affiche un très discret tearing absolument pas gênant, et n'use pas du flou cinétique cache-misère au second plan. Simple, sobre, épuré, la réalisation de Dead Rising impressionne par rapport à son grand frère de 2010. Impressionne pour un jeu de début de gen HD, vraiment.

Après cette parenthèse technique qui me tenait à cœur, précisons que l'intrigue principale est travaillée, donne envie de la suivre avec des personnages secondaires excellents comme Jesse, Otis ou encore la ravissante Isabela. Les psychopathes, ces boss retords que l'ont doit affronter abusent de leur folie, et font souvent rire aux éclats. Et Carlito, le frère ainé d'Isabela, ce beau gosse sud-américain, génie de l'informatique, aussi doué en combat rapproché qu'en tireur d'élite, abuse de son charisme et accompagne le joueur dans un sombre dessein, habité par la vengeance. La dérision et la critique du comportement américain face à une consommation de viande excessive rendent le titre de Capcom vraiment inoubliable. Et que dire de ce mode photo, plus qu'un simple gadget, il permet de saisir des moments loufoques, sexy, burlesques, dramatiques, horrifiques, romantiques, au sein même d'un jeu qui est un peu tout ça à la fois !

Résumons maintenant : Un concept unique qui n'a peut être pas su séduire le grand publique, mais qui se révèle riche, génial, accrocheur, ambitieux, haletant, pour qui se laisse séduire par les idées folles, le rythme ingrat du jeu de Capcom.
Une réalisation à tomber par terre, sachant qu'on est en 2006.
Des personnages et une histoire au top. L'interaction avec les éléments du décor pour faire des armes les plus efficaces possibles. Un torse de mannequin frappe très fort et se montre redoutable face aux psycopathes, comparé à une barre en fer ou même une masse trop lente à manier.
Un stress constant, une grande satisfaction quand le joueur réussit ses actions. Cet excès de zèle qu'on a constamment et qui risque de tout faire échouer si l'on est trop gourmand en sauvetage de survivants. Et pourtant, on sait qu'on ne pourra pas sauver grand monde lors de sa première expérience tant Frank West est faible en début de partie... La fin du jeu aussi révèle son lot de surprises, et force à vouloir continuer à s'améliorer, mieux anticiper, c'est du grand jeu vidéo à mon sens. Dead Rising 2 ne fera pas mieux, mais proposera quelque-chose d'un peu plus joli, tape à l'œil, et la combinaison des armes et l'inclusion de la monnaie créeront une expérience assez différente, peut être un chouïa plus amusante, et légèrement moins stressante que l'originale. Dead Rising 2 ne démérite pas et reste mon premier contact avec l'univers du centre commercial pleine à craquer de zombies stupides et plus amuses gueules qu'autre chose. Mais justement, ils sont peut être un peu plus farouches et font moins parti du décor dans ce premier épisode, pour lequel j'ai à présent une préférence assez marquée. C'est peut être aussi une histoire d'ambiance, avec cette fracture plus importante entre l'aspect dramatique et l'aspect comique dans Dead Rising 1 qui le rend en fait encore plus fou que Dead Rising 2.

Dead Rising, cette exclu Xbox 360 paraissant pourtant médiocre au premier abord, se révèle d'une richesse extraordinaire, ne triche jamais avec le joueur, lui en met plein la gueule pour que ce dernier s'améliore, ce régale de cette ambiance dingue, cet univers unique, cette mécanique de jeu gratifiante. Sorti de nulle part comme Resident Evil le fut dix ans plus tôt, Capcom a pondu encore du grand jeu vidéo en 2006. Et ça non d'un zombi masqué ça fait du bien.

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