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Dire que j'attendais avec impatience Mass Effect tient du doux euphémisme. Les premiers screenshots et le savoir faire de Bioware chauffaient à blanc mon système nerveux. Quelques mois plus tard le voici qui débarque sur 360.

Avec son parti pris des phases FPS lors des l'exploration et des combats, sa caméra volontairement placée en vue RE4 / GoW, Mass Effect tranche avec les productions précédentes de Bioware.

Le pari est réussi car lors des ces phases de jeu l'immersion est totale au niveau de l'action. Le coté RPG est bien présent et n'est pas juste un faire valoir. Il faut gérer son équipement, ses aptitudes physiques, biotiques et technologiques, ainsi que celles des alliés tout au long du scénario. Il est aussi nécessaire de bien connaitre ses ennemis et d'adapter ses assauts en conséquences. Ce dernier point devient vraiment passionnant en mode hardcore, certains boss ayant des immunités. Les ennemis « de base » n'hésitant plus à se protéger de moult façons lors des rixes au gun.

Réduire Mass Effect à ces séquences d'action serait un peu léger. Certes elles sont nombreuses et passionnantes mais une des autres force de ce titre est de proposer un scénario cohérent ainsi que des dialogues très intelligents.

On reproche souvent aux RPG de tout bord des dialogues soporifiques, ici que nenni ! Chaque dialogue dévoile un univers très travaillé et solide. Chaque possibilité de réponse peut modifier la suite à court terme des événements. Il est intéressant de noter les variations au cours de l'histoire principale et secondaire en redémarrant une nouvelle partie. D'autant plus que votre avatar peut être soit conciliant ou pragmatique. Comprenez mièvre ou bourrin Sachant aussi que certaines quêtes et dialogues seront disponibles par rapport au profil que vous aurez créé pour votre personnage.

Reste ensuite les fameux points d'expérience qui permettent de faire évoluer le personnage dans un tas de compétences vitales et fixées par la classe que l'on choisit au départ. Du soldat d'élite au biotique pur, le gameplay change radicalement. D'autres classes sont aussi disponibles pour mixer les compétences. Tout est paramétrable niveau arsenal, type de munitions employées, améliorations de tir. Sont aussi disponibles des amélioration technologiques ou biotiques pour faire de votre avatar une bête de combat.

Space Op' or not Space Op' ?

Pour finir parlons du background SF. Je ne le qualifierai pas de Space Opéra comme on peut le lire souvent. Un vrai Space Op' à mon avis c'est Star Wars V, Mass Effect c'est plus "Et si l'humanité avançait technologiquement de plusieurs siècle en très peu de temps ?" A ce propos je répète encore une fois que l'univers est très cohérent et solide, les événements relatés comprennent, la guerre du premier contact puis la création de l'alliance, la colonisation sauvage de l'humanité sur les mondes vierges... Tout ce qui fait l'essence même de l'espèce humaine en somme.

Mass Effect outre son statut de jeu vidéo va bien plus loin et propose une réflexion pertinente sur notre propre nature. L'espèce humaine est jeune est inexpérimentée mais arrogante et violente. C'est un membre du conseil galactique qui parle ainsi de nous, le bougre n'a pas tort. Nous sommes tout sauf civilisé. Nous sommes une espèce arriviste, belliqueuse et en même temps fragile. A peine arrivé dans la cour des grands nous voulons déjà jouer au leader. L'avenir nous dira ce qu'il en sera dans la séquelle à venir, vu le final de ce premier opus.

Les rapports fournis au conseil galactique sont pour nombre de joueurs un moment stressant, simplement par ce qu'on est jugé sur nos actes au cours d'une mission. Or c'est bien le joueur qui a déterminé l'issue de la dite mission.

Etre critiqué en tant qu'être humain serait xénophobe, mais être critiqué sur ses actes ne l'est pas. Voila pourquoi les phases de dialogues sont cruciales et voila pourquoi on peut refaire l'histoire en savourant d'autres issues à ceux-ci. Toujours opportuns et adultes (des sous entendus sexuels se glissent un peu partout d'ailleurs ), le doublage de très haut vol enfonce le clou dans l'immersion

D'un point de vue technique, Mass Effect ne fait pas dans la finesse, certains décors sont gigantesques, certains mondes grandioses, la modélisation des personnages est bluffante lors des phases d'action et de dialogue. Les petites cut scenes sont toujours bien venues et jamais lourdes. Il y a bien quelques détails agaçants mais pas de quoi noyer le plaisir de jouer dans cet univers. Le plus gênant reste le coté vide de certaines planètes ainsi que les quêtes de minéraux et autres ressources d'énergie répétitives. Elles ne sont pas déterminantes sur le cours de l'histoire heureusement.

3,2,1 Musique !

Vrai film SF interactif, Mass Effect doit aussi beaucoup à son ambiance sonore. D'un point de vue musical le score de ce jeu est tout bonnement jouissif. Certains arrangements font penser à Elliot Goldenthal ou John Carpenter (le thème de Saren) et même Danny Elfman. Ce qui en matière musical n'est pas rien tout de même. Pas facile d'écoute au premier abord, l'OST livre pourtant son lot de morceaux de bravoure et de tracks plus atmosphériques. Toujours bien placés dans le déroulement scénaristique les pistes musicales sont aussi la pièce maîtresse de Mass Effect.

Vers l'infini et au delà.

Personnellement Mass Effect est la référence actuelle sur next gen, vous l'aviez compris. Certaines missions sont des moments d'anthologie. Je prends pour exemple Virmire une des dernières missions du jeu qui se déroule sur un planète magnifique, un bord de mer fouetté par les vagues, un orage au loin, le vaisseau Normandy en apesanteur, l'affrontement qui gronde... Mais surtout avant l'ultime assaut de cette mission, un climax de pure folie où l'on se prend vraiment à avoir peur de l'issue d'un différent entre 2 protagonistes. Rarement un jeu ne m'aura foutu une telle dose d'adrénaline en quelques secondes.
Avec le recul c'est amusant de constater que je m'étais attaché à ce guerrier Krogan brutal pendant plusieurs heures et que sa perte aurait été douloureuse. Pourtant cela s'est passé. Idem pour l'affrontement final contre Saren qui peut avoir 2 dénouements logiques, idem pour le choix cornélien lorsqu'il faut abandonner un compagnon à la mort... Quand le jeu vidéo et ses mécanismes antédiluviens s'estompent pour laisser parler l'affectif c'est le signe des chefs d'oeuvre.
S_Plissken
10
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