De temps en temps, il arrive qu’un indé ne soit pas un étron…! ce qui reste rare, très rare bien évidemment ! aussi lorsque cet indé s’est prétendu « jeu de rallye », on pouvait tout à fait… s’attendre au pire. Or, il n’en est rien… ou presque…
La spécificité de AoR réside dans sa vue aérienne que l’on peut rapprocher ou éloigner mais qui reste aérienne, quoi qu’on en dise ; c’est fondamental puisqu’aucun co-pilote, aucune flèche ne viendra vous prévenir des virages ou des épingles en approche. On voit ici tellement loin et l’environnement s’avère si lisible qu’aucun co-pilote n’est nécessaire.
Secondement, le pilotage est étonnamment réaliste, mettant à l’amende bien des jeux de rallye ayant quelques prétentions dans le domaine. L’inertie, le poids, les embardées, les sauts (et les collisions et les accidents…) sont en effet rendus ici de façon très convaincante. Il en est de même pour la gestion de la motricité… sauf en ce qui concerne les véhicules à traction intégrale, lesquels se comportent tous de façon erratique et complètement illogique ! quel dommage de ne pas avoir fini le boulot correctement…
Les rallyes sont relativement variés et comportent toutes les conditions méteo envisageables… ‘relativement’, seulement, car à force, on reconnaît les mêmes spéciales qu’on joue et rejoue… à l’envers. La ‘carrière’ est assez bien faite et nous fait démarrer des plus anciennes (des années 60) jusqu’aux plus modernes vedettes du rallye (les années 90) et le choix est très vaste en la matière.
On se rend compte alors à quel point les bruits de moteur sont mauvais, incroyablement mauvais ! et si graphiquement, le jeu reste pauvre et dans le dénuement quasi-total, il se permet néanmoins des ralentissements dès que les arbres sont ‘trop nombreux’… on croit rêver puisqu’il s’agit soit-disant d’un jeu optimisé X|S ! optimisé avec le fion, ouais !
Enfin, il est à noter que les bagnoles du groupe S et A font respectivement environ 700 et 800 ch… c’est bien sûr n’importe quoi et ça se ressent sur le maniement et la conduite, lesquels deviennent aussi brutaux et inconstants qu’horripilants.
Ainsi, pour vraiment apprécier Art of Rally, il vaut mieux se cantonner aux propulsions ou tractions et ne pas dépasser le groupe 4. Un jeu donc intéressant mais qui aurait mérité bien plus de rigueur et d’attention dans son développement ! (Critique écrite en 2021).