Quand on voit le héros, heureusement que les colons sont arrivés au XVIIIème

Pour moi, il s'agit du pire volet de la saga. La bouillie, sans être infâme, est indigeste pour moult raisons à commencer par son scénario de progressistes 2.0 qui donne envie de se taper le crâne contre un mur tellement les tranches d'idéologies multiculturelles canadiennes sont distillées sans aucune gêne. Déjà que dans les autres volets, ça a tendance à me gonfler mais alors là...Pocahontas de Disney est moins consensuel. C'est vous dire la dose de gerbe qu'il faut retenir à chaque cinématique... Pire encore que le scénario, les informations à consulter dans l'animus sur les événements, personnages ou lieux historiques. Vous aimez l'humour insupportable à la Marvel ? Vous appréciez taper sur l'histoire des méchants blancs au profit des minorités opprimées ? Cette rubrique, fruit de l'accouplement de Satan et Bilal Hassani, est faite pour vous. J'ai jamais vu autant d'orientation idéologique et de conneries rassemblées dans une seule et même production. Au dessus, c'est soit l'Histoire Mondiale de la France ou les émissions d'Hanouna. Pour toutes ces raisons, le jeu est une disgrâce infâme.


Le gameplay n'a pas bougé d'un iota, on reprend donc les bons et les mauvais points. Votre personnage peut grimper un peu partout comme à son habitude le truc c'est que courir à proximité d'éléments du décor ou d'un mur vous fera systématiquement monter. On connaît tous cela, dans certains cas c'est carrément rageant. Contrairement aux épisodes précédents, le héros est doté de gestuelles héritées du parkour urbain en particulier lorsque vous sauterez par dessus des barrières. C'est pseudo stylé, ça rappelle surtout que ce jeu s'adresse à des ados et, par conséquent, me met mal à l'aise car j'ai 31 ans. Bref, aucun changement significatif sur le gameplay hormis la navigation en mer. Introduction plutôt réussie du prochain opus : Black Flag.


La réalisation me conforte dans mon désespoir et dans l'idée que même avec beaucoup d'argent, du marketing à échelle mondiale et une renommée du même type, Ubisoft ne sait pas faire de jeux sans sa pléthore de bug. En plus d'être un jeu buggé, Assassin's Creed III est un jeu moche. Seule l'animation des personnages (du personnage central en fait) est réussie, le reste est correct. Donc, le jeu est moche, la nature est laide même T.E.S. Oblivion sorti en 2007 parvient à rendre la nature dans un monde ouvert plus crédible. Et Dieu sait que Besthesda en terme de moche et de bug sont champions hors-catégorie. Bah non, Ubisoft en 2012 parviennent à battre le record de médiocrité. Malgré un nombre de PNJ conséquent, les villes comme New-York et Boston sont comme d'habitude dans la série des Assassin's Creed, sans âme. Petit point positif les quelques monuments historiques sont, semble t-il, assez fidèles à la réalité. Le reste des villes est quelconque.


Du côté des petits trucs insupportables, il est assez impressionnant de voir le nombre incroyable de soldats de l'armée royale dans les rues de Boston ou New-York. C'est juste sidérant. Il y a quasiment autant d'habitants que d'ennemis. Tu ne peux pas lâcher un pet tranquillement sans te retrouver avec douze soldats au fion pour te ratonner... Autre sujet, le menu est une bouse infinie +1 sans parler de la gestion du domaine tout sauf intelligible et ergonomique. A croire que les stagiaires payés 2 Dollars de l'heure se soient chargés de réaliser cet aspect inutile du jeu. Ceci dit, cynisme à part, j'ai bien aimé les missions et l'ambiance qui règnent sur le domaine : voir le village grandir, accueillir de nouveaux habitants etc. Un aspect que j'ai toujours apprécié dans les Assassin's Creed ! Tant que nous sommes dans les louanges, profitons-en, Ubisoft s'est enfin rendu compte que foutre des milliards de collectibles de merde était une véritable purge rajoutant artificiellement de la durée de vie. Dans cet épisode, il y en a beaucoup moins sauf pour les plumes... Mais dans l'ensemble c'est positif.


Pour conclure : scénario nul à chier sauf le twist du prologue, réalisation médiocre pour ne pas dire nulle, menu lourdingue et ergonomique comme le BIOS de votre ordinateur et bug à foison. Merci Ubisoft d'oser sortir des merdes pareilles. Dieu merci j'ai payé ce jeu une bouchée de pain mais quand je pense qu'à l'époque ces voleurs ont tenté de vendre AC III 60 €. Vous l'aurez compris, le Assassin's Creed III est le pire volet de la série officielle. Rien n'est bon, tout est moyen ou mauvais. J'espère que Black Flag se rattrapera car la descente d'organe fut douloureuse. Je ne recommande pas sauf si on aime l'anale.

silaxe
4
Écrit par

Créée

le 15 févr. 2019

Critique lue 1.7K fois

9 j'aime

5 commentaires

silaxe

Écrit par

Critique lue 1.7K fois

9
5

D'autres avis sur Assassin's Creed III

Assassin's Creed III
MonsieurMit
5

Conversation avec Ubisoft

Moi : Dis donc Ubisoft, il a l'air chouette ce nouveau Assassin's creed, un indien en Amérique pendant la guerre d'independance ça change, ça fait envie. Le gars d'ubisoft : Oui on le développe...

le 19 déc. 2012

77 j'aime

14

Assassin's Creed III
seblecaribou
6

Bande avec les mous.

[MàJ du 03/12/2014: c'est dingue comme c'est moins de la merde quand c'est patché. J'y ai rejoué sur PC avec la version la plus récente, 1.06. Les missions principales pour la plupart restent...

le 16 nov. 2012

57 j'aime

26

Assassin's Creed III
Raoh
3

"Hold a button to skip the cinematic"

Assassin's Creed est une série que j'ai toujours trouvée assez surestimée pour pas mal de raisons, mais à contrario j'ai toujours pris un certain plaisir à les faire tout de même (mis à part le...

Par

le 12 déc. 2012

50 j'aime

45

Du même critique

Fondation - Le Cycle de Fondation, tome 1
silaxe
5

Il était une fois dans une lointaine galaxie...la déception.

Je vais probablement fâcher beaucoup d'entre vous mais personnellement je n'ai pris aucun plaisir à la lecture de ce premier tome du célèbre cycle d'Asimov. N'étant pas un lecteur adepte de...

le 19 juil. 2015

22 j'aime

7

Par-delà le bien et le mal
silaxe
8

On ne hait pas tant qu'on méprise. On ne hait que son égal ou son supérieur.

Il faudrait faire une exception pour Descartes, le père du rationalisme (et par conséquent le grand-père de la Révolution), qui ne reconnaissait d'autorité qu'à la seule raison : mais la raison...

le 3 févr. 2017

19 j'aime