Après une quarantaine d'heures passées dans New Eden, voici ma conclusion : le studio Don’t Nod propose un jeu abouti. Banishers n'est pas exempt de défauts, mais la narration compense largement.
La force du jeu réside dans les deux protagonistes principaux. Red et Antea forment un couple attachant et touchant, incarné par un doublage français de qualité ! Dès les première minutes, on remarque de suite le soin apporté aux dialogues et pour une fan de jeux narratif, c'est un PLAISIR.
Le contexte historique, imprégné d’une culture chrétienne très marquée, est intelligemment développé. Loin d'être un simple décor, cette ambiance pèse sur chaque cas de hantise dont certains auront réussi à me faire allumer une petite lumière pour calmer l'ambiance. Les dilemmes moraux qu’elles imposent nous interrogent plus ou moins sur notre sens de la justice.
Côté mécaniques, le système de combat est original, mais finit par devenir redondant sur la longueur. La boussole de navigation est quant à elle bien pensée et parvient à faire oublier l'absence de mini-map. En revanche, il y a trop d'animations de transition entre les zones, et les combats sont parfois long à cause du temps d'animation.
Ces petits accrocs techniques cassent le rythme et, pour ma part, m'ont coupé toute envie de viser le 100% en partant à la chasse aux collectibles.
Si l'histoire est très réussie, la promesse de plusieurs chemins mérite d'être nuancée. On ne ressent pas toujours une influence majeure de nos choix sur le monde, et je trouve que la rejouabilité est assez limitée. Une fois le générique de fin atteint, on a le sentiment d'avoir vécu notre histoire, sans forcément avoir envie de repartir pour un tour.