Oh putain, quel ennui, ce truc ! j’arrive pas à rester éveillé… c’est un somnifère interactif le machin, sans déconner… et vaguement interactif, oui, vu le nombre de cinématiques et de dialogues gênants de maladresses et de malaisance. Qui a écrit un salmigondis pareil ? des ados émos ou quoi ?
Et pourtant, pour une fois qu’un jeu Don’t know bénéficie de voix françaises… on leur fait dire juste des platitudes et des niaiseries de bas étage. Il faut dire qu’il s’agit d’un jeu Don’t know, à savoir une création lénifiante qui reste dans leur ADN : de la niaiserie, de la mollesse, des atermoiements… de la lenteur et de la torpeur.
Cette histoire de vagues fantômes ici peut d’ailleurs en témoigner : elle s’avère à la fois très générique et hautement soporifique. D’ailleurs, même l’univers décrit ici reste bancal, dans ce XVIIème siècle en Amérique du nord mélangé à de la magie ésotérico-nunuche de pacotille : c’est carrément grotesque pour ne pas dire inepte… à l’insu de leur plein gré, on s’en doute mais tout de même.
Le jeu n’est pas folichon graphiquement parlant et au niveau artistique, c’est encore pire : quel ennui en effet aussi que ces décors médiocres et fort peu inspirés dans lesquels on erre comme un pauvre hère…! et ce n’est pas non plus la jouabilité bien peu engageante qui va sortir le jeu de son marasme…
Enfin, pour enfoncer encore un peu plus le jeu vers la simple nullité, le côté woke est vraiment ici très prononcé et participe évidemment à l’impression malaisante qui nous assaille régulièrement. Un wokisme très envahissant qui avance avec ses gros sabots habituels et alourdit considérablement le jeu, lequel n’avait pas besoin de ça pour (déjà) couler à pic dans les abysses navrantes de la prétention et de l’incompétence.