BioShock Infinite
7.5
BioShock Infinite

Jeu de Irrational Games et 2K Games (2013 · PlayStation 4)

Je préviens quand y'a du spoil, c'est promis. J'adresse cette critique à ceux qui, comme moi avant de jouer à ce jeu, pensent qu'ils ont trouvé la suite de BioShock 1 et 2. Non, non et non ! Désolé de vous décevoir, mais la désillusion sera moins douloureuse. Déjà niveau ambiance, ce BioShock est juste un épisode des Bisounours comparé aux couloirs de Rapture tels qu'on les connaît. En plus on n'a pas du tout la même pression par rapport aux ennemis, bien plus nombreux mais bien moins forts, ni aux munitions. Vous ne transportez que deux armes, mais vous trouverez des joujous de rechange absolument partout et en grande quantité, se qui empêche de garder son arme préférée plus de 5 minutes et enlève tout intérêts aux améliorations passives. La difficulté des combats est d'ailleurs inadaptée, ou bien trop simple ou trop difficiles. Les plasmides (ou toniques appelez les comme vous le voulez) deviennent presque inutiles tant les armes sont fréquentes et puissantes. Et puis si au début chaque pouvoir et chaque arme apporte un élément au gameplay, vous passerez un certain stade où on vous distribuera tous les restants presque d'un seul coup sans que vous n'ayez eu le temps de les découvrir et de les exploiter. Le scénario est franchement décevant et l'aspect philosophique et politique des premiers jeux a complètement disparu. On se contente de tuer systématiquement des extrémistes religieux racistes qui ne manqueront pas une occasion (en particulier le grand méchant) de vous montrer à quel point ils sont fous et affreux. Les victimes sont systématiquement noires ou chinoises, au point que la nationalité d'un prisonnier tué au début du jeu est indiquée dans les sous titres des dialogues. Ainsi, au lieu d'un simple prisonnier, on sait qu'ils tuent des prisonniers chinois. Mon dieu, qu'ils sont vilains. De plus les quelque rares choix qui peuvent être pris sont complètement anodins et ne changent absolument rien, même pas une phrase ou un écriteau après le générique, il n'y a qu'une seule fin. Enfait ce jeu n'est pas un BioShock. Il faut enlever les pouvoirs (ou au moins leur intérêt), l'ambiance, l'aspect politique et philosophique, le scénario intéressant et les choix du joueur qui ont un impact. Résultat : C'est juste un jeu de tir. Si on le prends tout seul c'est juste ça. Un jeu de tir avec un game design original, plus ou moins steampunk, mais les graphismes (et c'est malheureusement la seule chose qui n'a pas changé dans tous les BioShock) ne sont pas à la hauteur.


Spoileeeeeer


À un moment, le jeu donne l'impression qu'il va devenir au moins aussi bon que ses prédécesseurs. Lorsque Élisabeth est emmenée par le songbird et qu'on traverse le temps sans le savoir pour aller la chercher dans l'asile, l'ambiance redevient sombre et inquiétante comme dans les premiers jeux. Et les ennemis deviennent plus forts, nous forçant à utiliser les pouvoirs comme jamais auparavant en préparant des pièges car ces ennemis n'attaquent pas directement. C'est cet instant qui a fait toute la saveur du jeu et qui m'a replongé, un peu, dans les couloirs de Rapture. Ensuite le jeu repart sur son air de fps moyen et le twist de fin n'est pas à la hauteur. Des fois je prends des claques à la fin de jeux. Mais là même en essayant je n'ai pas réussi à m'émerveiller (sauf d'un ou deux détails). Le retour à Rapture est inutile et est juste là pour nous rappeler pourquoi le jeu s'appelle BioShock. Le fait que Booker soit en réalité Comstock, et que Élisabeth et Anna soient là même personne est intéressant, mais il aurait fallu quelque chose en plus. Quelque chose qui donne RÉELLEMENT du sens aux dernières heures de génocide. Les seules choses qui m'auront vraiment plus dans le scénario sont le doigt d'Élisabeth qui explique son pouvoir et les Lutece qui sont des petites pépites, même si ils auraient pu être développés à la fin.

Farango
6
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le 3 avr. 2020

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Farango

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