Children of the Sun est tout ce que j’aime et j’attends dans un jeu indie : un choix esthétique prononcé qui s’allie parfaitement à un gameplay unique. Rien de plus, rien de moins. Ici, c’est l’histoire d’une vengeance parfaite : une seule balle (well, par niveau) pour abattre un chef de secte.
La direction artistique est vraiment réussie : une goth-girl perdue au milieu de l’amérique profonde, une histoire qui est hachurée dans des courtes séquences et une ambiance sonore absolument incroyablement. Tout est joué sur des instruments : l’impact de balle est un coup de cymbale et le déplacement de la fille des notes rapides sur une guitare (bariton, je pense). Je recommande d’aller jeter une oreille sur le musicien qui est derrière la musique et l’ambiance sonore. On est presque dans la lourdeur de l’OST de la première saison de True Detective le theme de Tristram de Diablo 1.
C’est surtout le gameplay très resserré (pour ne pas dire limité) qui fait tout son intérêt. Tout se joue à la souris uniquement. Children of the sun qui allie le puzzle game à l’adrénaline d’un jeu de tir. La satisfaction d’enfin finir certains niveaux est incroyable. La frustration du joueur est à mon sens parfaitement gérée : ce n’est ni trop simple, ni trop compliqué. René Rother déploie au fur et à mesure une grammaire de jeu qui fonctionne par accumulation sans jamais être indigeste. On devient progressivement une sorte de psychopathe qui scanne le ciel à la recherche d’oiseau à exploser, qui scrute la moindre voiture et qui explose les parties vitales des NPC.
A peu près 6 heures de tension que j’ai consommé par petite tranche. J’espère une suite !
https://aidanbaker.bandcamp.com/album/acoustic-variations-on-a-loop