Ce n’est que trop tardivement que Control me tomba dans les mains, respectivement 7 ans plus tard et en solde à…3,99 €. Je ne perçois aucune tentative sournoise de la part de Sony me murmurant « vas-y achète, il n’y a pas de suite dans les deux prochaines semaines » non ! C’est ainsi que je m’y plonge les deux pieds dedans.
Visuellement, « l’ancienne maison » propose une esthétique qui ferait fantasmer Le Corbusier. Avec ses masses de béton grisonnantes conjuguées à l’étrangeté du Hiss (le mal), le terrain de jeu fascine, nous enfermant dans une prison aux volumes presque mystiques au milieu de cette froide bureaucratie.
Là où Control s’avère particulièrement intelligent, c’est dans sa manière de consommer un média encore jeune sous différentes formes. Le nombre de documents à lire est colossal, les séquences de projections nous rendent passifs, contrastant avec des phases de combat diablement nerveuses et toujours aussi satisfaisantes en 2026, et heureusement… Car ces dernières s’avèrent aussi répétitives, avec de gros déséquilibres pour les compétences. J’ai terminé le jeu en boostant uniquement la télékinésie et ce fut un réel carnage sans réel pic de difficulté.
Ensuite, le truc qui m’exaspère particulièrement, c’est la localisation, la VF est aux fraises avec une synchronisation labiale en roue libre. Ne soyez pas surpris d’avoir un décalage de 5 secondes entre ce que le personnage dit et son animation (je ne parle même pas des sous-titres), comme un bon vieux DVDrip mal synchro. En gros, utiliser les voix en anglais ne peut être que mieux pour l’immersion.
Enfin, sans faire de spoil, Control laisse derrière lui pas mal de portes ouvertes dans son scénario. Une fois le jeu terminé, j’ai voulu comprendre pourquoi ce jeu est plus malin que moi, il se consomme ensuite sur les réseaux sociaux et plus particulièrement sur YouTube où je découvre le bordel sans nom du « Remedy Video Games Universe » et ça, honnêtement, je ne connais pas beaucoup d’autres studios mélangeant ainsi leurs IP qui prolonge aussi bien les mystères au-delà même du médium. Un magnifique transmédia !
Bon ben merci Sony… Bien vite Control Resonant pour me retourner encore plus le cerveau (enflure).