Les bonnes surprises, ça arrive. Les excellentes, c'est plus rare.
Là, j'avoue que je m'y attendais pas trop (quoi que) mais Cronos ne m'avait pas menti sur sa bande annonce.
Univers glauque, suintant, en pleine Pologne (on regrettera le manque d'une piste en polonais) où le covid 19 aurait méchamment vrillé (car c'est clair que la pandémie à laisser une trace indélébile) et où ère une voyageuse du futur.
Venant récupérer l'âme d'une poignée de personnes, on fait rapidement face à un scénario cryptique, mystérieux mais donnant une ambiance et personnalité très forte à ce titre. Si le jeu a pioché dans le magasin des meilleurs survival (RE, Dead Space et avec une louche de Returnal), c'est pour mieux en régurgiter une formule bien à lui, avec ses idées, son interface (parfaite, lisible, un régal) et sa difficulté juste. Ici, le terme survival reprend ses lettres de noblesse avec une gestion totale de son inventaire. Car ici, chaque foutu balles compte (bien plus que dans ses illustres modèles) et demander une préparation minutieuse lorsqu'on quitte un abris (pour serrer les fesses avant le suivant). Si c'est très tendu au début (milieu et presque au dernier tiers), on améliora suffisamment "la voyageuse" pour nous donner un peu de champ sur les créatures (assez générique il faut l'admettre). Quelques énigmes viendront pimenter un peu la chose, pas bien compliquer, laissant une progression très fluide à Cronos.
Les boss sont efficaces sans être vraiment marquant et il faut avouer que certaines empoigne seront sacrément tendu !
Finir avec une seule balle dans le chargeur sera récurrent dans ses affrontement et il faudra surveiller les moindres recoins car certains ennemis se cachent pour mieux vous bouffer votre barre de vie. La mécanique de fusion des ennemis (en gros, si les corps des ennemis n'a pas été brulé pour disparaitre, il peut servir de booster aux autres) marche jusqu'au point où vous serrez suffisamment puissant pour plus vous en souciez (le scorpion, quel arme de fou <3). On a une vraie monté en puissance tout le longe du jeu et des environnements variés. De plus, le titre monte aussi en tension et balancera (jamais gratuitement) des scares jumps efficace (coucou Remedy !). Car elles servent l'histoire (n'est ce PAS ALAN WAKE 2 ?).
Compter une vingtaine d'heures (fouiller partout, trouver des ressources salvatrices et.... DES CHATS <3) pour en voir le bout !
La bloober team ne m'avait pas convaincu avec The Medium mais là, j'avoue que le studio fait très fort. Un survival horror très efficace, bien rythmé et avec une proposition artistique marquante (je crois que le scaphandre de l'héroine est mon préféré depuis celui de Isaac Clark dans Dead Space), Cronos est un putain de très bon survivor horror fait avec amour et passion !