L’étron indé du milieu de semaine (et invité du mercredi soir) est un rétron indé, le sous-genre très répandu parmi les étrons indés qui consiste en une resucée dégueulasse de vieilles daubes du temps jadis…
On a donc du pixel lard gras-double et une centaine de couleurs environ (mais plus souvent entre 32 et 64 à dire vrai comme au temps des Nintendaubes ou Segadeads) le tout avec un « gameplay » (ou plutôt gameplaie) qui privilégie la difficulté, ce genre d’étron étant très pauvre dans ses mécaniques surannées d’un autre âge…
C’est évidemment tout en 2d et d’une laideur repoussante à faire vomir un bouc avec des effets sonores à faire mourir de honte une Gameboy et un Atari ST en même temps (suicide collectif). La « musique » (si on peut appeler ça de la musique) est du même acabit et très inspirée des daubes japonaises d’antan de chez Segaga et Nintengol : autant dire que c’est une cacophonie insupportable…
Quoi qu’il en soit, il s’agit ici d’un ersatz de jeu tout en anglais (mais sans aucune voix) avec les vieilles boîtes de dialogue moisies qui tentent de raconter une histoire (?!) mais racontent surtout de la merde pour les otaculs et japanfags et bien entendu les amateurs de « jeux » rétrons de cette sous-catégorie de pseudo-produits vidéo-pas-ludiques.
Si la poubelle en veut bien, il faudra se dépêcher de tout balancer dedans ; sinon à défaut, ce sera direct dans le broyeur à doubles lames rotatives à 15 000 tr/mn (en mode turbo).