Succéder au premier Darkest Dungeon n'était pas chose aisée. Red Hook taille violemment dans le gras pour mon plus grand bonheur. Exit tout le management fastidieux du premier et surtout l'insupportable grind. Ne restent plus que des combats entrecoupés de phases de respiration.
Ne reste que le cœur du jeu: une lutte à mort contre la RNG impitoyable.
C'est un combat pour la survie perdu d'avance, désespérant, grisant, addictif.
De menus défauts (boucle de rogue lite longue, voyages en calèche non optionnels, prologue obligatoire à chaque nouvelle run, absence de pré sets enregistrables pour les persos) contrebalancés par de vraies améliorations de la formule: les dialogues ne stoppent plus les combats, les phases de grind ont disparu, la gestion est réduite à l'essentielle tout en restant nécessaire. L'expérience de jeu est nettement plus fluide et incite encore plus imperieusement à toujours relancer un combat, une région, un run complet.
La maniabilité au pad est bien foutue mais ne permet pas de tout visualiser facilement. Perdant l'immédiateté et l'exhaustivité de la souris. La version console est donc réservée à ceux qui ont joué au premier et sont à l'aise avec ses mécaniques et reste une hérésie pour ceux qui veulent maîtriser tous les systèmes du jeu. Un public réduit dont je fais partie.
Assurément un jeu pas fait pour tout le monde, même pas forcément pour les fans du 1, encore moins sur PS5. Un jeu imparfait certainement. Une trahison? Bien au contraire, une substantifique moelle de résilience et de gestion de crise. Moi j'adore.
A voir combien de temps cette drogue continue à faire effet.