4
le 4 juil. 2018
SuivreDetroit, rogue city
J’aime bien les jeux narratifs, et j’avais gardé un pas trop mauvais souvenir d’Heavy rain, quoique je crois que j’aie été indulgent à l’époque à cause de son côté novateur, mais c’était quand même...
Jeu de Quantic Dream, David Cage, XDev Europe, Philip Sheppard, Nima Fakhrara, John Paesano et Sony Interactive Entertainment (2018 · PlayStation 4)
Première approche
Je ne m'attendais pas à autant apprécier ! Je viens d'y passer une partie de mon après-midi et de ma soirée, sans voir le temps passer : les thématiques abordées, le rendu graphique, la mise en scène, l'ambiance sonore, pour le moment c'est du tout bon, j'espère que ça tiendra tout du long. En tous cas c'est vraiment prenant, je suis une indécise dans la vie mais le jeu m'a déjà forcée à prendre une pelleté de décisions délicates, ce qui renforce l'immersion (j'avais une spectatrice à côté de moi, pas du tout adepte du gameplay de Quantic Dream mais qui trouvait par contre l'aventure très plaisante à suivre et qui était bien mobilisée aussi par les choix à effectuer !)
Deuxième session de jeu
Le contrecoup à cette première impression très positive a été violent. Il s'est manifesté dès ma deuxième session, une fois l'émerveillement de la découverte dissipé. A partir du moment où la rationalité a pris le pas et où j'ai cessé de projeter mes émotions d'humaine sur les androïdes. Aussi élaborés soient ils, ce sont des machines, gérées par des programmes. Dans la mesure où tout le jeu repose sur cet aspect émotionnel, rejeter le postulat qui veut que les androïdes puissent ressentir les choses fait s'effondrer l'ensemble de l'histoire, il n'y a plus aucun sens à relater cette histoire d'oppression des androïdes. Je n'irai pas jusqu'à dire que je me fiche du sort des personnages, mais mon implication est purement ludique en ce que le but du jeu est très clairement de les sauver, pas parce que cela m'importe par rapport à l'histoire. C’est donc en fait tout le concept qui s’effondre quand on commence à creuser, c’est ballot.
Coup de grâce
J'ai à chaque fois de plus en plus de mal à relancer le jeu et je songe sérieusement à l'abandonner à mi-parcours (oui j'en suis au point où je suis allée voir combien de temps encore il me restait pour en être débarrassée...) La réflexion par rapport à la place des machines dans la société n'est finalement absolument pas développée, en revanche on saute à pieds joints dans un scénario ultra convenu qui ne présente aucun intérêt alors que le jeu n'a guère que son histoire pour briller auprès des joueurs. Ça ne me donne pas envie d'aller plus loin, surtout si c'est pour jouer des séquences aussi clichées que celles de la rencontre avec un psychopathe ou de l'autoroute meurtrière, séquences déjà présentes dans Heavy Rain, bonjour l'imagination et le renouvellement...
Même dans ses détails, le jeu trouve matière à m’agacer. C'est anecdotique, mais j'ai détesté le sondage auquel nous étions invités à répondre depuis le menu du jeu. Je l'ai trouvé extrêmement invasif, d’autant qu'il ne me semble pas y avoir derrière le moindre message dénonçant la monétisation et l’utilisation de données que nous divulguons volontairement, et que cela n’est absolument pas réexploité en jeu. Ils ont dû être très fiers de leur effet mais personnellement j’ai détesté Quantic Dream à ce moment-là.
Epilogue
6 mois plus tard, je n’ai toujours pas relancé le jeu. C’est officiel, je n’y reviendrai pas. Je le regrette car il y avait un potentiel certain, mais l’histoire ne me convainc pas et s’avère rédhibitoire. Après Heavy Rain, Detroit Become Human est donc le deuxième jeu de Quantic Dream auquel je m’essaie, et le deuxième qui me rebute au point de m’empêcher de parvenir à son terme. Je ne dis pas que je ne jouerai jamais à une de leur future production, ils peuvent s’améliorer, restons ouverts d’esprit, mais tant que ce studio persistera à proposer des histoires inconsistantes et mal écrites en faisant pourtant reposer tout l’univers du jeu sur son scénario, je passerai mon tour.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Joué en 2020
Créée
le 7 sept. 2020
Critique lue 170 fois
4
le 4 juil. 2018
SuivreJ’aime bien les jeux narratifs, et j’avais gardé un pas trop mauvais souvenir d’Heavy rain, quoique je crois que j’aie été indulgent à l’époque à cause de son côté novateur, mais c’était quand même...
8
le 19 sept. 2018
SuivreSceptique, je l'étais. Et pas qu'un peu.On regarde toujours les petits ovnis de Quantic Dreams d'un coin de l'œil en se demandant ce que ça vaut et si, invariablement, on finira encore déçu. Et si...
5
le 23 mai 2019
SuivreA priori, je suis client de ce jeu. J'ai joué aux précédents Cage / Quantic Dream (Fahrenheit, Heavy Rain, Beyond Two Souls) et bien que ce ne soient pas mes jeux favoris ni un style que je favorise...
8
le 2 juin 2013
Suivre(Attention, je ne me suis pas restreinte dans l’écriture, cette critique est donc bourrée de spoilers) Jouer à Portal près de 5 ans après sa sortie, quelques mois après avoir achevé Portal 2 et en...
9
le 9 mars 2013
Suivre[Critique rédigée le 25 Mars 2012] Qu’est-ce que Journey ? Un jeu vidéo (pour moi c’en est bien un, que voudrait-on que ce soit ?) qui détourne les présupposés liés au média avec beaucoup...
6
le 25 févr. 2020
SuivreAvant de commencer, permettez-moi d’exprimer un ressenti tout personnel. Ah les petits bâtards d'Activision ! J'avais installé tous les jeux que je voulais emporter avec moi en vacances pour pouvoir...
SensCritique dans votre poche.
Téléchargez l’app SensCritique.
Explorez. Vibrez. Partagez.



À proposNotre application mobile Notre extensionAideNous contacterEmploiL'éditoCGUAmazonSOTA
© 2026 SensCritique
Thème