Driver
6.8
Driver

Jeu de Reflections, Martin Edmondson et GT Interactive (1999 · PlayStation)

L'as du volant au bord de la crise de nerfs.

  • Quand je repense à Driver, j'ai immédiatement l'odeur du pneu brûlé et le son des enjoliveurs qui sautent dans les rues de San Francisco. Pour l'époque, Reflections Interactive a accompli un miracle technique : nous offrir des villes entières en 3D où l'on peut rouler librement. L'ambiance "polar des années 70" est impeccable, de la musique funk-rock aux courses-poursuites qui rappellent le film Bullitt.
  • ​Cependant, ma relation avec ce jeu est un mélange de pur plaisir cinématographique et d'envie de jeter ma manette par la fenêtre.

Ce que j'ai adoré :

  • La physique des voitures : C'est le cœur du jeu. Les suspensions qui s'écrasent dans les virages, l'inertie quand on déclenche un dérapage contrôlé... On s'y croit vraiment. Chaque saut est un moment de tension.
  • Le mode Réalisateur : Quel bonheur de revoir ses propres poursuites sous les meilleurs angles, de placer les caméras comme si on montait un film d'action. C'était révolutionnaire en 1999.
  • L'ambiance urbaine : Explorer Miami ou New York avec ce sentiment de liberté était grisant, même si les rues sont un peu vides.

Ce qui m'a fait rager :

  • Le tutoriel du garage : Soyons honnêtes, c'est l'un des pires choix de design de l'histoire. Devoir réussir une liste de figures acrobatiques dans un parking sombre avant même de voir la lumière du jour a découragé la moitié de mes potes.
  • Une difficulté injuste : La police est non seulement omniprésente, mais elle est surtout "téléguidée". Les voitures de flics surgissent de nulle part avec une vitesse surhumaine pour vous percuter de plein fouet.
  • ​La mission finale : "The President’s Run" est une insulte au plaisir de jeu. C'est un exercice de mémorisation pur et dur où la moindre erreur vous renvoie au début d'un calvaire de plusieurs minutes.

​En conclusion

  • ​Driver est un jeu qui a posé les bases de ce que deviendra le monde ouvert moderne, mais il est handicapé par une rigidité et une difficulté punitive qui gâchent souvent l'expérience. C'est un excellent simulateur de cascadeur, mais un jeu parfois cruel envers son joueur. Je l'aime pour son style, mais je le déteste pour son manque de pitié.

Créée

le 30 déc. 2025

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DirtyVal

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