- Après avoir donné un 6/10 au premier Driver, j'attendais cette suite avec un mélange d'espoir et de méfiance. Le premier opus avait posé des bases solides mais frustrantes, et j'espérais que Reflections corrigerait le tir. La promesse était immense : quatre villes gigantesques (Chicago, La Havane, Las Vegas et Rio), des courbes plus fluides, et surtout... la possibilité de sortir de la voiture.
- Pourtant, une fois la manette en main, le constat reste le même. Malgré les ambitions affichées, mon enthousiasme est freiné par des limites persistantes, ce qui me pousse à lui attribuer la même note que son prédécesseur.
Ce que j'ai adoré (L'ambiance "Polar")
- Visuellement, les développeurs ont poussé la PS1 dans ses derniers retranchements pour nous offrir un vrai film de poursuite interactif.
- Le feeling de conduite : Tanner est toujours au top. Les voitures ont du poids, les suspensions s'écrasent dans les virages et le plaisir de faire un 180° au frein à main reste le point fort du jeu.
- Le dépaysement : Passer de l'ambiance urbaine de Chicago aux couleurs de La Havane ou de Rio est un vrai bonheur. Chaque ville a sa propre identité visuelle.
- Les cinématiques : La mise en scène est excellente pour l'époque. On se sent vraiment impliqué dans cette histoire de flic infiltré et de mafia.
Ce qui m'a fait rager (Le mur technique)
- C'est là que le bât blesse. En voulant voir trop grand, le jeu semble s'étouffer sous son propre moteur :
- La fluidité aux abonnés absents : Dès qu'il y a un peu trop d'action ou de voitures de police, le jeu se transforme en diaporama. C'est parfois tellement saccadé que cela devient difficile de conduire avec précision.
- La marche à pied décevante : Pouvoir sortir de la voiture était la grande nouveauté, mais Tanner est d'une raideur incroyable. C'est utile pour changer de véhicule, mais l'interaction s'arrête là.
- Une difficulté injuste : Comme dans le premier, certaines missions sont chronométrées de façon diabolique. La police est d'une agressivité sans nom, capable de vous envoyer dans le décor au moindre effleurement.
En conclusion
- Driver 2 est un titre au cœur immense, mais piégé dans une console trop petite pour ses ambitions. C'est un précurseur courageux de ce que sera l'ère 3D de GTA, mais il reste souvent plus agréable à regarder qu'à manipuler à cause de ses tares techniques. Il gagne en contenu ce qu'il perd en finition, restant sur un équilibre fragile.