"The fallen leaves tell a story..."
Et quelle histoire...
Dans le royaume d’Elden Ring, chaque pas donne l’impression de traverser quelque chose de plus grand que soi. Le monde est immense, mystérieux, parfois écrasant, et surtout marquant. On se souvient des panoramas, des ruines, des endroits découverts presque par hasard — comme des moments suspendus plutôt que de simples zones de jeu.
Le défi, lui, ne se limite pas à battre des boss. C’est aussi une affaire personnelle. On doute, on s’énerve, on lâche… puis on revient. Et c’est là que le jeu est fort : il nous pousse à aller un peu plus loin que ce qu’on pensait possible.
On retrouve l’ADN de FromSoftware — Dark Souls, Bloodborne, Sekiro — mais avec quelque chose en plus. Le jeu ne répète pas la formule, il l’élargit. Il laisse plus de liberté, tout en gardant cette exigence qui fait sa réputation.
L'univers intègre une ambiance sombre et une mythologie riche qui résonnent profondément avec les amateurs de récits épiques et de fantasy noire (en témoignent les carrières entières de YouTubeurs et autres podcasters passionnés de théories). Un univers intriguant et un lore volontairement cryptique et incomplet, qui pousse les joueurs et les joueuses à lire chaque description après avoir ramassé un objet, tels des détectives à la recherche d'une vérité insaisissable. L'ombre et la mélancolie omniprésentes et la grandeur tragique qui caractérisent des œuvres comme Berserk se reflètent dans les paysages déchus et les luttes héroïques du jeu, enrichissant l'expérience d'une dimension narrative et esthétique qui rend hommage à cette inspiration, parmi tant d'autres. Ce tour de force est l’essence même de la grandeur de ce jeu, un chef-d'œuvre qui fait honneur à son héritage tout en écrivant sa propre légende.
Mention spéciale à la direction artistique, à la composition musicale, aux textes ainsi interprétations/doublages inoubliables.