Le concept d'Evoland est cool. On progresse dans le jeu en même temps qu'on débloque des améliorations techniques et graphiques. Notre personnage commence en 2D et en noir et blanc et il finira en 3D et en HD. L'idée est bonne certes, et on ne peut réprimer un petit frisson de curiosité à l'approche de chacun des coffres qui contient soit de la musique, soit des effets de lumière, des meilleurs graphismes...
"Alors pourquoi ce connard n'a mis que 5 au jeu ?" S'exclame d'une voix tonitruante l'alcoolique du fond de la salle qui n'a pas lu la critique jusqu'au bout.
Et bien parce que ce jeu est court. Trop court, surtout au vu du prix auquel il est mis en vente sur Steam. Deux petites heures suffiront pour en venir à bout, et franchement, c'est pas difficile.
Et puis il y a le scénario. Au début je me suis dit que le scénario était simple pour rendre hommage aux vieux RPG, (Franchement, regardez Final Fantasy I, ça allait pas chercher bien loin) mais qu'il allait s'étoffer au fil du temps avec les graphismes et tout le reste.
Mais non, c'est nul.
Même moi je fais mieux sur RPG Maker.
En fait Evoland, c'est plus une sorte d'expérience technique qu'un véritable jeu vidéo. Quand on joue, on s'en fout du jeu en lui même, tout ce qu'on veut c'est débloquer des coffres et voir ce qui se passe.
Pour moi, ce n'est pas suffisant pour en faire un bon jeu.
Le même concept, plus détaillé, plus précis et appliqué au scénario, sur un vrai jeu avec une vraie durée de vie, ça peut être quelque chose. Mais pour le coup, j'ai vraiment eu l'impression que ce concept est la seule bonne idée qu'on eue les développeurs.
Je les vois derrière leur écran, rigolards : "Regarde ce qu'on a trouvé comme idée, c'est bien hein ? C'est bien ? Maintenant on a juste repompé les mécanismes classiques du RPG en les poussant jusqu'à la caricature pour au final sortir un truc aussi vide et sans âme que Ronald Weasley"
Et bien messieurs, ce n'est pas très fair-play.