Dans le top 1 de mes jeux préférés.
Vous êtes échoué sur une planète vierge, vous devez construire une usine ex nihilo pour fabriquer une fusée et vous enfuir. Oui, la similarité avec Minecraft est voulue — remplacez juste le portail de l'End par une rampe de lancement.
Mais à mon humble avis, pour bien apprécier le jeu, il ne faut pas réfléchir en terme de résultat (eg construire une fusée) mais en terme de débit (construire une fusée... par minute !). Vous commencez par automatiser la production de fer pour fabriquer du matériel pour ensuite automatiser la production de cuivre et de circuits électroniques... Puis vous arrivez au pétrole et de nouveaux défis logistiques s'offrent à vous. Pour chaque problème, la solution idéale doit être autonome (ne pas devoir intervenir toutes les 10 minutes pour que ça fonctionne) et facile à étendre (Une ligne de prod ne produit pas assez ? Il suffit de la faire deux fois plus longue, ou d'en faire une copie à côté, et la production est multipliée par 2.).
Le jeu vous donne des outils qui rendent les milieux et fins de partie beaucoup plus faciles et confortables (les assembling machines qui vous libèrent du craft manuel, les trains, et surtout surtout les robots : grâce à eux, un simple copier-coller suffit pour doubler votre production de n'importe quoi) et récompense l'intelligence et la planification (rassurez vous, si votre "starter base" est un plat de spaghetti inexploitable, il suffit de construire une nouvelle base à côté pour repartir du bon pied).
Le jeu est donc très confortable si vous savez à peu près où sont les écueils. C'est une promenade champêtre durant laquelle on se perd souvent mais on finit par retrouver son chemin avec un peu d'application. On pourrait aussi dire que c'est une boîte de Skinner extrêmement efficace. Mais j'en viens à l'élément du gameplay qui transforme cette promenade en errance misérable : les biters. L'idée est cohérente et intéressante : vos machines polluent, les extraterrestres autochtones essaieront de les détruire. Ça vous pousse à vous défendre avec des tourelles et à polluer moins (abandonner le charbon au profit du solaire ou du nucléaire...). Vous êtes donc obligé de vous emmurer dans une ceinture de tourelles pour empêcher les biters d'approcher, ce qui pose des problèmes logistiques et bloque votre expansion. Et vous serez sans arrêt houspillé(e) d'alertes clignotantes indiquant que vos tourelles sont en combat, sans savoir si elles sont réellement en danger ou non. L'angoisse permanente. Le jeu est infiniment mieux quand ils sont désactivés.
J'en reviens à ce que je disais au début : hors speedrun, il faut réfléchir en termes de débit. Telle vitesse de recherche, telle prod d'acier, tant de fusées par minute... L'une de mes meilleures parties vanilla avait un multiplicateur de science ×10, ce qui oblige à penser les choses en grand et à utiliser les trains. Une autre façon de renouveler son regard sur le jeu est bien évidemment d'utiliser des mods, en particulier les overhauls : exotic industries et krastorio sont géniaux, mais pyanodon sera une source intarissable de challenge. En 1.1, il y avait aussi Space exploration qui nous enseignait les circuits un peu complexes (enseigner, le mot est fort ; il nous met dans une situation très délicate et nous laisse échouer et tâtonner jusqu'à réussir).
Je suis tempérée au sujet de Space age. Je n'aime pas la construction de vaisseaux et de stations. Mais j’ai beaucoup aimé les défis de Fulgora et d’Aquilo.
Bref, j’adore. Je me sens comme une programmeuse de talent et une déesse quand je conçois mon usine et que je lui donne vie.