Sur le même canevas que Far Cry 2, en open-world beaucoup plus vaste, plus riche en détails, en couleurs, en altitudes, Far Cry 3 propose toutefois une campagne solo plus lourde. Je n'aime pas trop la campagne solo sur ce jeu. Elle prend trop de place. Or elle est nécessaire pour faire progresser son personnage, comme c'était déjà le cas sur le précédent Far Cry.
Ici c'est incontournable. Une fois qu'on en a terminé avec ces personnages ennemis, bavards, fatigants à force d'hystérie et de bla-blas, j'aurais bien aimé la possibilité de ré-explorer les îles tout en gardant les capacités chèrement acquises. Il faut en avoir gardé sous la pédale, des territoires vierges non pacifiés, pour pouvoir jouir de l'exploration complètement libre quand la campagne solo est finie avec les capacités maximales du personnage.
Heureusement la campagne solo offre quelques très bonnes missions, certaines compliquées. Il y en a pour tous les goûts : du snipe, du furtif, du shoot en bateau, en tuture ou en hélicoptère.
Pour en faire un jeu un peu moins chiant à recommencer, il aurait été préférable qu'on puisse passer les innombrables cinématiques. D'ailleurs certaines ne sont pas à proprement parler des cinématiques, on doit par exemple lors des séquences hallucinogènes se déplacer sur des chemins balisés et foutre que c'est long! Dommage.
Reste que j'ai tout de même plus de plaisir à repartir de zéro, à tout réapprendre après avoir fini la campagne solo et l'exploration des îles que sur Far Cry 2 où c'était vraiment pénible. Je suppose que l'ajout de la chasse, de ce péril perpétuel d'être attaqué par les bestioles pimente intelligemment l'exploration.
Ajoutez à cela la très belle richesse visuelle de ces paysages tropicaux et c'est une affaire qui roule pour moi.