C’est assez rare qu’un DLC soit au moins aussi bon que le jeu principal mais cela peut arriver… ce qui est encore plus rare cependant, c’est un DLC qui n’a rien à voir avec le jeu d’origine ! en effet ici, seulement le sérieux et l’immédiateté de quelques soldats américains perdus derrière les lignes ennemies… chez les Viets.
A vous d’aller délivrer vos 3 compagnons d’armes (dont 2 au choix vous épauleront ensuite) et quelques prisonniers sud-vietnamiens optionnels, à vous d’aller libérer une poignée d’avant-postes et de faire péter des canons anti-aériens qui vous permettront de commander des frappes aériennes très relaxantes (j’adore l’odeur du napalm au petit matin).
Le DLC peut se révéler très court si on se précipite jusqu’au point d’extraction mais comme dit plus haut, les opportunités apparaissent au fur et à mesure de la progression comme l’exécution conseillée de chefs viet-congs pour aider la mère-patrie dans sa lutte contre la vermine communiste (fais-moi voir ta gueule de guerrier !).
Beaucoup moins peuplé, beaucoup moins agité, Hours of Darkness privilégie l’infiltration, d’autant que les ennemis portent l’uniforme réglementaire, pas des vêtements plus ou moins bariolés (y a pas de pédés dans la jungle) et qu’il est du coup moins aisé de les repérer. Il faut bien entendu prêter l’oreille : on les entend de temps à autre caqueter dans le dialecte local, très caractéristique, tout comme le tacatac de l’AK-47.
Vous êtes récompensé des frags furtifs par des bonus bien pensés de mobilité et marquage, de quoi se transformer en Rambo dans cette petite partie de la carte géante de Far Cry 5, laquelle a été repeinte presque entièrement en vert. Un peu trop montagneuse certes mais l’éclairage, les rizières et le décor, les haut-parleurs de propagande, la brume et l’ambiance sonore restituent de façon convaincante le célèbre bourbier.
Un DLC posé et assez calme comparé au jeu original -sauf à la fin tout de même qui peut s’avérer un peu lourdingue- et qui change dramatiquement d’atmosphère. Les compagnons ne peuvent pas vraiment être utilisés comme aides furtives, car ils se font détecter et foutent le bordel… mais tant qu’on ne leur donne pas d’ordres, ils ne se font par repérer et peuvent vous réanimer en cas de gros souci.
Voilà donc un pari réussi -bien que trop court- que ce petit séjour dans l’enfer vert qui revient aux bases de la licence Far Cry, à savoir l’infiltration prédatrice dans un environnement en 4K clairement magnifique bien qu’un peu trop vert ! (critique écrite en 2018).