J’ai fait une insomnie récemment durant laquelle, quand je ne pensais pas à l’avenir de la planète et à l’idée d’y mettre un nouvel être dessus, j’ai réalisé (en sueur) que j’avais une image mentale d’amateur de Final Fantasy de la période PlayStation 1 et 2 (du VII au X, en tout cas)… alors que je n’en avais en réalité jamais terminé un seul.
Il faut donc maintenant que je les relance et que je les finisse.
Mais, ayant acheté il y a peu la Pixel Remaster Collection sur Switch, du I au VI, un sombre dessein (évidemment obsessionnel, comme toujours) s’est logé dans mon OFC (cortex orbitofrontal : partie du cerveau liée à l’hyperactivité des pensées intrusives et à l’évaluation exagérée des risques/erreurs).
La mission est donc simple : il faut absolument que je fasse Final Fantasy I à VI pour réellement apprécier les épisodes VII jusqu’à, pourquoi pas, le XVI.
C’est donc 1/16e de cette mission qui est remplie avec le premier opus terminé.
N’étant pas dans une forme olympique ces temps-ci, j’avoue avoir totalement _cheesé_ le jeu : amassage d’XP et de gils x4, possibilité de désactiver les combats aléatoires et cartes des donjons accessibles. Les fans de la version Famicom le détestent !
Il est évident que tous ces QoL ont totalement enlevé tout challenge au jeu et, vu que ce premier volet de la série est quasiment un dungeon crawler, il ne reste plus grand-chose dans la marmite une fois toute la substantifique moelle retirée.
L’histoire tient sur un feuillet, les personnages n’ont pas de personnalité et les PNJ sont de simples bulles d’information qui égrènent quelques indices.
Sans le vouloir, le jeu s’est transformé en une sorte de cozy game ultra agréable qui m’a vraiment mis le cerveau sur OFF, et c’était bien.
Ajoutez à cela un filtre CRT intégré de qualité, et il y a quelque chose de cotonneux et de profondément agréable dans toute cette expérience, que j’ai dévorée en 8h30 (et oui, ça va très vite quand on gagne toujours).
La musique réorchestrée est vraiment enchanteresse, mais si souvent répétée (avoir la même musique dans une auberge supposée reposante et dans un donjon soi-disant mortel, c’est dommage).
Je ne sais pas si ce remaster rend vraiment hommage à l’original — qui, après le court test que j’ai fait de la version Famicom, était un véritable grind fest_ pour try harders.
Final Fantasy I Remake peut devenir un grand détournement, mais un détournement fort agréable.